Facebook Geoffré Samson.

Le journaliste de la station CIHO FM de Charlevoix, Geoffré Samson, a confié à TC Media avoir été mal interprété lors d’un panel du congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

Sur Twitter, des journalistes rapportaient que M. Samson avait déclaré subir de la pression pour diffuser des communiqués de presse de la députée locale, Caroline Simard.

M. Samson discutait avec le chroniqueur du Journal de Québec, Claude Villeneuve, qui était auparavant rédacteur de discours pour Pauline Marois, qui était députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré jusqu’à sa défaite contre Caroline Simard.

«Le seul lien que j’ai fait avec Caroline Simard, c’est qu’elle a remporté ses élections face à Pauline Marois, pour qui Claude Villeneuve a travaillé conjointement. J’ai demandé à M. Villeneuve s’il nuançait son communiqué de presse dans Charlevoix pour la ministre car il était en région. J’ai ajouté que parfois je me sentais un messager plutôt qu’un journaliste. En aucun temps j’ai parlé de pression du bureau de Caroline Simard.»

Il ajoute que son message ne visait pas particulièrement la députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré Caroline Simard. «Sauf qu’en petite localité, tu ne veux pas te mettre des gens ou des élus à dos. C’est eux qui te nourrissent en info politique et qu’il y a un respect établi», a-t-il expliqué.

Ce matin, la station de radio CIHO FM avait publié un message sur sa page Facebook en réaction se dissociant complètement des propos tenus par son journaliste:

«CIHO FM se dissocie complètement des propos de son journaliste, Geoffré Samson, présent au Congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, affirmant que le bureau de la députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Caroline Simard, le menace ou lui refuse des entrevues s’il déroge de leurs communiqués de presse. Peu importe si ces propos ont été mal interprétés, CIHO FM offre ses excuses formelles et sincères à la députée et à son équipe. Le journaliste sera tenu de garder le silence radio le temps de rencontrer la direction de la station et d’effectuer les recherches nécessaires à savoir s’il a été mal cité ou non.»

La station a par la suite retiré sa publication en début d’après-midi.

Les journalistes en furie

Cette désolidarisation a mis en rogne les journalistes réunis au congrès de la FPJQ, qui ont souligné sur Twitter leur indignation:

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