COWANSVILLE, Qc — Deux pauses de 15 minutes rémunérées relèvent du passé pour les employés de deux cafés Tim Hortons de Cowansville.

Le propriétaire des commerces, Jean Pourchelle, a indiqué avoir aboli ces deux pauses parce qu’elles constituent une menace à la rentabilité de son entreprise.

Il a fait valoir dans une note que la récente augmentation du salaire minimum au Québec est une mauvaise chose pour ses affaires.

Or, il a dit par la suite, selon le journal régional «La Voix de l’Est», que la rentabilité de ses restaurants n’était pas menacée par la hausse du salaire minimum.

Un employé a rapporté à ce média que les deux pauses de 15 minutes ont été transposées en un repas de 30 minutes que l’employeur n’a pas l’obligation de payer en vertu de Code du travail québécois.

La porte-parole d’une agence qui surveille le respect des normes du travail a indiqué que les employeurs n’ont pas l’obligation d’offrir des pauses café, mais que s’ils décident de le faire, ils doivent rémunérer leurs employés durant ces périodes de temps allouées.

La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, qui est aussi porte-parole par intérim de Québec solidaire, a dénoncé «avec véhémence» l’abolition des pauses par M. Pourchelle. Dans un communiqué, elle a accusé le propriétaire des deux Tim Hortons de Cowansville de prendre «ses propres employés en otage et de faire des gains».

Mme Massé a par le fait même rappelé que Québec solidaire milite pour que le salaire minimum passe à 15$ de l’heure.

Le salaire minimum au Québec est passé de 10,75$ à 11,25$ lundi.

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