THE CANADIAN PRESS

VANCOUVER — Diana Koch n’a jamais voulu soulager ses douleurs et son anxiété avec des opioïdes. Après avoir vu des membres de sa famille aux prises avec une dépendance, elle a conclu que les produits pharmaceutiques n’étaient pas une option.

La marijuana médicale a libéré la femme de 36 ans de ses symptômes perturbants. Mais avec la légalisation de la marijuana à des fins récréatives à l’horizon, elle s’inquiète de voir des parts de marchés être englouties par le nouveau secteur.

«Les gens qui l’utilisent à des fins médicales, ils souffrent vraiment de quelque chose, d’une condition qui les handicape d’une certaine manière dans leur vie», a-t-elle fait valoir, depuis son domicile à Toronto.

«Ce n’est pas le cas des utilisations à des fins récréatives. Il y a une différence», a poursuivi Mme Koch.

La proposition du gouvernement fédéral d’imposer une taxe d’accise de 1 $ le gramme sur la marijuana médicale, équivalente à celle qui sera imposée sur la marijuana à des fins récréatives, a suscité la grogne de plusieurs patients. Mme Koch a dit croire que le plan ferait migrer des patients vers les opioïdes ou le marché illicite.

«Cela place essentiellement le cannabis médical dans la même catégorie que l’alcool et les cigarettes», a-t-elle affirmé.

Bill Blair, le secrétaire parlementaire de la ministre de la Justice et responsable du programme de marijuana légale, a déjà dit que le gouvernement ne voulait pas que les niveaux de taxation soient un incitatif pour les gens à utiliser de manière inappropriée le système médical.

La taxe d’accise ajoute «l’insulte à l’injure» étant donné que les patients prenant de la marijuana sont soumis à la taxe de vente fédérale, qui ne s’applique généralement pas aux médicaments d’ordonnance, a souligné Jonathan Zaid, fondateur de Canadiens pour l’accès équitable à la marijuana médicale.

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