Getty Images/iStockphoto Lorsqu'une femme déclenchera le système d'alarme, les policiers se rendront sur les lieux en sachant qu'il s'agit d'un endroit à risque.

Des femmes victimes de violence conjugale de l’agglomération de Longueuil pourront se sentir plus en sécurité en portant un bouton panique qui leur permettra de communiquer rapidement avec les policiers lorsqu’elles se sentent en danger.

Ce bouton, accompagné d’un système d’alarme installé à la résidence, permettra à la police de l’agglomération d’intervenir de façon plus efficace auprès de femmes qui auront été préalablement identifiées comme étant «très à risque» par l’un des signataires d’un protocole à cet effet.

Les signataires incluent la direction de l’IVAC (Indemnisation des victimes d’actes criminels), les maisons d’hébergement Carrefour pour Elle, le Pavillon Marguerite de Champlain et le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC).

«Ce qu’il y a de plus dans ce programme-là, c’est que l’adresse devient un lieu d’intérêt. Il y a une fenêtre qui s’ouvre et il y a des informations nominatives sur l’ex-conjoint. On va avoir la description physique de monsieur, la description de son véhicule. Pour nous, les policiers, ça nous permet d’intervenir plus rapidement, plus efficacement. Et pour la femme qui a ce service-là, ça fait en sorte qu’elle augmente sa sécurité physique, mais également (son) sentiment de sécurité», explique l’agente Josée Gagné, du Service de police de l’agglomération de Longueuil.

Les femmes peuvent évidemment toujours communiquer directement avec le 9-1-1 en cas de danger, mais le bouton panique leur permet d’alerter les services d’urgence en toute discrétion, sans que le conjoint ou l’ex-conjoint en soit avisé.

«C’est différent quand on appelle le 9-1-1, parce que si la personne ne parle pas, nous les policiers, on arrive et parfois les histoires sont décousues, on ne comprend pas ce qui se passe. Tandis que là, lorsqu’il y a un déclenchement de ce programme, le policier sait déjà qu’il s’en va sur un appel de violence conjugale et il le sait que ce sont des dossiers à risque, puisque la dame doit répondre à des critères bien précis», précise l’agente Gagné.

Parmi ces critères, la femme qui souhaite obtenir un bouton panique doit vivre une situation jugée à haut risque, elle ne doit plus habiter avec le conjoint ou l’ex-conjoint et elle doit avoir porté plainte et poursuivre les démarches judiciaires.

Selon la police de Longueuil, le programme vise à apporter une sécurité physique aux femmes victimes de violence conjugale en plus d’augmenter leur sentiment de sécurité. Il a aussi pour objectif de prévenir les infractions criminelles à leur endroit et de procéder à l’arrestation d’individus qui enfreignent une ordonnance de la Cour envers la victime.

Les boutons paniques ne fonctionnent qu’au domicile de la victime et sur son terrain à l’extérieur.

«Quand les maisons d’hébergement entrent en contact avec les femmes et discutent du dossier, c’est une des premières choses qu’elles vont leur dire. Parce qu’il ne faut pas que la femme pense qu’elle peut aller faire son épicerie et qu’elle sera en sécurité, alors que finalement, elle ne l’est pas. C’est vraiment bien expliqué que son bouton, elle l’a sur elle quand elle est dans la maison, (quand) elle est sur son terrain, mais elle ne peut pas aller beaucoup plus loin.»

Des systèmes d’alarme du même genre existent déjà dans d’autres villes du Québec, notamment Montréal et Laval.

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