Isabelle Bergeron

Les autocars construits au Canada après septembre 2020 devront obligatoirement être dotés de ceintures de sécurité, statue un nouveau règlement de Transports Canada. Les autobus scolaires ne sont toutefois pas couverts par la nouvelle mesure.

Si les autocars de moins de 4536kg offrent déjà des ceintures de sécurité, ceux de plus grande taille construits après le 1er septembre 2020 devront tous se plier aux exigences de sécurité du ministère des Transports et de son ministre, Marc Garneau.

«Nous sommes conscients du fait que les ceintures de sécurité peuvent sauver des vies, et c’est l’une des raisons pour lesquelles le gouvernement a proposé d’exiger leur installation [dès] 2017, a expliqué dans un courriel l’attaché de presse du ministre, Delphine Denis. Notre nouveau règlement final tient compte de la rétroaction fournie par l’industrie et les intervenants.»

Le règlement n’exige pas l’installation de ceintures dans les autobus jaunes, mais ne l’interdit pas non plus. «Les autobus scolaires présentent un excellent dossier en matière de sécurité au Canada», a fait valoir Mme Denis.

«Si un exploitant d’autobus souhaite installer des ceintures de sécurité, notre règlement précise des exigences techniques pour aider à garantir […] qu’elles ne compromettent pas la sécurité offerte par la compartimentation», a-t-elle ajouté. La «compartimentation» assure que les bancs d’autobus scolaires soient rapprochés les uns des autres et munis de dossiers hauts rembourrés.

Selon le fabricant de véhicules scolaires Lion, l’ajout des ceintures dans un autobus de 72 places coûte 15 000$.

«En Californie, l’installation de ceintures est réglementée et obligatoire, a observé le responsable du développement des affaires chez Lion, Frédérick Riel. Ici, on parle de contrats privés. Un autobus scolaire va coûter environ 100 000$. Donc une compagnie privée ne va pas investir un 15 000$ par autobus si ce n’est pas réglementé.»

M. Riel a réitéré que l’habitacle des autobus jaunes permettait une protection efficace. «C’est un véhicule lourd [20 tonnes], donc c’est sûr que l’impact va être moindre s’il y en a un», a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, le gouvernement a soutenu que la tragédie d’Humboldt, survenue en avril, n’avait pas déclenché la réflexion entourant ce nouveau règlement. Le projet était dans les plans depuis 2017, a-t-on dit.

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