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Le Québec obtient un C en «prospérité»

Le Québec n’obtient qu’un médiocre C en terme de création de richesse, selon le Conseil du patronat du Québec (CPQ) qui dévoilait mercredi son premier Bulletin de la prospérité. Pour y arriver, le Conseil a utilisé 20 indicateurs et a comparé les résultats du Québec avec d’autres provinces canadiennes et les pays de l’OCDE. Si le Québec a un bon taux de diplomation universitaire, il peut mieux faire en termes de formation continue, d’intégration économique des immigrants, de lois du travail et de dette publique, d’après Yves-Thomas Dorval, président du CPQ.

L’enjeu : maintenir les acquis sociaux dans un contexte de vieillissement de la population et de pression sur les finances publiques. Dès 2020 au Québec, la croissance du PIB pourrait alors être ramenée à 0,8 % du PIB (contre 2 %) à cause des départs à la retraite massifs.

Philippe Hurteau, chercheur à l’IRIS dénonce le choix des critères retenus par le CPQ ainsi que l’analyse qui est faite. «On y décrit le Québec comme un enfer fiscal et entrepreneurial en oubliant de mentionner que les baisses d’impôt ont bénéficié aux entrepreneurs, les 6 G$ de subventions accordés chaque année aux entreprises ou la privatisation continue des services publics.»

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