SAO PAULO – Le premier ministre Jean Charest a déclaré jeudi que son gouvernement interpellera le fabricant de produits laminés d’aluminium Novelis concernant son usine de Saguenay, dont la fermeture a été annoncée mercredi.

M. Charest a affirmé qu’un diagnostic des problèmes sera établi pour trouver la manière d’aider au maintien de l’installation, qui compte 160 employés à Saguenay.

En mission au Brésil, M. Charest s’est montré disponible à soutenir l’entreprise, que ce soit par des moyens financiers, de la formation à la main-d’oeuvre ou pour ouvrir l’accès à des marchés.

«À chaque fois qu’une entreprise a une décision à prendre sur ses opérations, nous sommes disponibles et on l’est de manière proactive», a-t-il dit lors d’un point de presse.

M. Charest a reconnu que Novelis a décidé de fermer son usine sans informer le gouvernement de la situation.

«Dans ce cas-là, nous allons également interpeller l’entreprise pour faire un diagnostic des problèmes, des enjeux, a-t-il dit. On va travailler avec eux.»

L’annonce de la fermeture de l’usine de Saguenay a été précédée, mardi, par la décision de Novelis d’investir 100 millions $ pour la construction d’une nouvelle usine en Chine.

M. Charest a mis en garde contre les inconvénients liés à une délocalisation.

«Tout n’est pas noir ou blanc dans ces domaines-là, a-t-il dit. On a beau aller ailleurs, la qualité de la main-d’oeuvre n’est pas toujours la même, certainement. L’accès aux marchés n’est pas toujours le même.»

L’installation de Saguenay, en activité depuis 1971, doit fermer ses portes en août prochain.

Novelis est une entreprise qui a été créée en 2005 à partir d’actifs dont l’aluminerie Alcan a dû se séparer pour répondre aux exigences européennes en matière de concurrence, à la suite de l’achat de Péchiney. La société indienne Hindalco a racheté Novelis en 2007.

En 2007, le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, avait cité cette transaction en exemple, soulignant que l’acquéreur avait réussi à donner un nouveau souffle à Novelis.

M. Bachand avait formulé ces commentaires en réponse à l’opposition péquiste qui s’inquiétait, à ce moment, de la vente de plusieurs grandes sociétés québécoises à des intérêts étrangers.

Mercredi, le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a relevé que la fermeture de l’usine entraînera aussi la délocalisation en Chine d’une technologie développée dans l’installation.

L’impact se fera aussi sentir à l’aluminerie de Rio Tinto Alcan, à Arvida, qui approvisionne Novelis, premier producteur mondial de produits d’aluminium laminé.

En plus du Québec, Novelis a des usines au Brésil, aux États-Unis et en Allemagne.

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