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La Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ) interpelle Québec pour garantir les droits des personnes en difficulté d’apprentissage ou handicapées dans les cégeps.

Par exemple, les cégeps devraient offrir du temps supplémentaire, un local avec moins de bruit, un logiciel correcteur, un tuteur particulier et/ou un preneur de notes dans le cas d’un étudiant avec un trouble d’apprentissage.

Pour ce faire, la CDPDJ recommande, dans un rapport rendu public mercredi, de modifier la Loi sur les collèges afin d’y inclure l’obligation d’accommodement. La Commission désire que les cégeps deviennent responsables de l’organisation des services aux étudiants en difficulté d’apprentissage ou handicapés.

La CDPJQ rappelle qu’entre 2005 et 2009, les étudiants présentant un trouble d’apprentissage ou un handicap au cégep ont quintuplé passant de 860 à 4 309. «Il est opportun que les établissements d’enseignement collégial changent leurs pratiques afin de s’acquitter correctement de leur obligation d’accommodement», a déclaré le président de la CDPDJ, Gaétan Cousineau.

Pour sa part, la Fédération des cégeps craint que les ressources financières ne permettent pas de répondre à toutes les demandes. «Avec les ressources actuelles, nous ne sommes pas en mesure d’offrir tous les services aux élèves en difficulté ou avec un handicap», a expliqué à Métro une porte-parole de la Fédération, Caroline Tessier.

Les prêts et bourses discriminatoires
Le programme de prêts est bourses est discriminatoire pour certains étudiants en difficulté ou avec un handicap, juge la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ).

Certains étudiants en difficulté ont accès à une bourse bonifiée en raison d’une déficience majeure. Toutefois, l’Aide financière aux études applique une définition très restrictive qui diffère de celle appliquée par les tribunaux. «Par exemple, certains troubles d’apprentissage empêchent l’étudiant d’étudier à temps plein, mais le programme de prêts et bourses n’en tient pas compte», a soulevé le président de la CDPDJ, Gaétan Cousineau.

De plus, puisque les étudiants en difficulté d’apprentissage ou handicapés ont des besoins particuliers, la CDPDJ demande au ministère de l’Éducation d’analyser les mesures nécessaires pour leur permettre de subvenir pleinement à leurs besoins.

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