MONTRÉAL – Le Syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB) dénonce l’offre qualifiée de «globale» déposée en conciliation le 27 mars par la Commission de la construction du Québec (CCQ).

Son directeur exécutif, Serge Cadieux, a estimé jeudi que cette proposition se traduira par une diminution de 15 pour cent de la rémunération des employés, rappelant qu’il y a plus de deux ans que la convention collective est échue.

Il blâme notamment la présidente-directrice générale de la CCQ, Diane Lemieux, pour cette situation, estimant qu’elle se comporte comme si la Commission était en faillite malgré la construction d’un nouveau siège social estimé à 90 millions $.

Selon M. Cadieux, l’offre globale de la CCQ prévoit une diminution de sa contribution au régime de retraite, à 7,5 pour cent, alors que ses employés continueraient de contribuer à hauteur de neuf pour cent, comme c’est le cas actuellement.

Il croit que la CCQ désire ainsi que les employés supportent à eux seuls le déficit du régime.

M. Cadieux estime qu’il ne voit aucun signe qui montrerait que Mme Lemieux est en mode solution et qu’elle souhaite en arriver à une entente négociée entre les deux parties.

Le directeur exécutif du SEPB s’attend à ce que la CCQ retire ses nouvelles demandes pour ensuite négocier de bonne foi à compter de la prochaine rencontre de conciliation, prévue le 7 mai.

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