Adrian Wyld/THE CANADIAN PRESS La ministre du développement international, Marie-Claude Bibeau

OTTAWA – Si le Canada veut se tailler une place au Conseil de sécurité des Nations unies, le pays doit se montrer plus généreux dans ses contributions à l’aide au développement, clame la ministre canadienne du Développement international.

Marie-Claude Bibeau mentionne toutefois que cela ne veut pas nécessairement dire que le pays doit atteindre l’objectif de 0,7 pour cent du revenu national brut (RNB), la cible fixée par l’ONU.

En entrevue à La Presse Canadienne, Mme Bibeau a dit croire que ce taux était trop «ambitieux» pour le Canada. Elle a toutefois ajouté que le Canada «peut faire plus» et «peut faire mieux».

Le gouvernement libéral a annoncé, lors du dépôt du budget mardi, qu’il mettait fin au gel des dépenses en aide internationale en réinvestissant 256 millions $ au cours des deux prochaines années. Mme Bibeau a dit espérer que ce montant augmentera par la suite.

La ministre a été mandatée, mardi, pour mener un examen de l’approche canadienne en aide humanitaire.

Mme Bibeau a dit vouloir déposer son rapport à l’automne — qui devrait comprendre un plan pour les cinq prochaines années.

Lorsque le premier ministre Justin Trudeau a annoncé que le Canada souhaitait briguer un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies pour 2021, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a exhorté le gouvernement à augmenter la contribution canadienne pour atteindre la cible de 0,7 pour cent.

Le ratio canadien entre le RNB et l’aide au développement a chuté de 0,34 à 0,24 pour cent au cours de la dernière décennie. Mme Bibeau a estimé que de ramener les dépenses à cet ancien niveau «semblait plus raisonnable», tout en refusant d’être trop spécifique.

Par ailleurs, le gouvernement libéral a déjà annoncé qu’il allait poursuivre le programme mis de l’avant par les conservateurs pour la santé des mères, des nouveaux-nés et des enfants.

Les libéraux ont toutefois levé l’interdiction de financer des projets liés à la planification familiale et plus spécifiquement à l’avortement.

Mme Bibeau compte également donner suite à l’initiative conservatrice visant à impliquer le secteur privé dans l’aide au développement.

Les conservateurs avaient établi des partenariats dans le secteur des ressources naturelles, notamment avec des compagnies minières, ce qui avait suscité bon nombre de critiques.

Mme Bibeau a laissé entendre qu’elle pourrait solliciter des entreprises évoluant dans le domaine des énergies vertes ou encore de l’agriculture.

«Je veux centrer mes efforts à aider des communautés à devenir plus résilientes face aux changements climatiques», a-t-elle expliqué.

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