Ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau sort en salle le 3 février.

Les premiers mois de chaque année ne voient pas seulement sortir les productions hollywoodiennes secondaires. Il y a également d’excellents longs métrages qui attendent seulement d’être découverts. En voici 10 pour étancher sa soif.

Ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau

Le duo derrière le mémorable Laurentie remet ça avec un nouvel opus social et politique, se déroulant cette fois après l’échec du Printemps érable. Une œuvre dense et sans concession de plus de trois heures, dont l’ambition scénaristique se double d’une maîtrise cinématographique de tous les instants. (3 février)

Le cyclotron
Rare film historique de science-fiction fait au Québec, cet ovni mettant en vedette Paul Ahmarani porte indéniablement la marque de son créateur Olivier Asselin, qui a offert par le passé quelques-unes des œuvres les plus singulières de notre cinématographie nationale. (10 février)

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L’érotisme et le vieil âge
Après Le vieil âge et le rire, le réputé metteur en scène Fernard Dansereau revient avec un nouveau documentaire qui explore un sujet tabou : la sexualité des personnes âgées. Une réflexion à la fois tendre et touchante qui profite des témoignages de Louise Portal et de Janette Bertrand. (10 février)

Ça sent la coupe
Hockey et Louis-José Houde font bon ménage dans cette comédie dramatique de Patrice Sauvé (Grande Ourse, Cheech et, surtout, La vie, la vie) qui s’annonce comme le feel-good movie de la saison.

Un journaliste au front
Film de clôture des derniers RIDM, Un journaliste au front, de Santiago Bertolino (Carré rouge sur fond noir), traite de la réalité du quatrième pouvoir en zone de guerre. On y suit le reporter canadien Jesse Rosenfeld, qui s’est entre autres rendu en Égypte, en Palestine et en Irak. Un documentaire révélateur à bien des égards. (3 mai)

Le client
Principal porte-étendard du cinéma iranien depuis le décès d’Abbas Kiarostami et l’interdiction de tourner de Jafar Panahi, Asghar Farhadi continue, après Une séparation et Le passé, sa radioscopie des relations humaines dans un récit complexe et absurde, récompensé à Cannes pour la qualité de son scénario et la performance de son interprète masculin. (3 février)

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Toni Erdmann
Cette comédie allemande a enchanté tout le monde et ce n’est pas un hasard. Il s’agit d’un long métrage où les malaises se multiplient entre un père fantasque et sa fille obnubilée par son emploi.
Un délire de 160 minutes qui pourrait bien remporter l’Oscar du Meilleur film en langue étrangère. (17 février)

I, Daniel Blake
Pour Ken Loach, le septième art est un moyen de résister, et il le rappelle avec cette missive engagée qui lui a valu la prestigieuse Palme d’or. Face aux services sociaux sans pitié, des gens s’entraident et se dressent devant l’absurdité. C’est David contre Goliath à la sauce naturaliste, qui redonne foi dans le genre humain. (17 mars)

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L’économie du couple
Que reste-t-il après l’amour? Des problèmes et des engueulades pour une famille qui se déchire. Bérénice Bejo et Cédric Kahn crèvent l’écran dans ce drame d’une justesse inouïe, marqué par les nombreux plans-séquences de son réalisateur Joachim Lafosse (À perdre la raison). Cela ne donne surtout pas le goût de se séparer! (31 mars)

Graduation
Tout ce que touche le cinéaste roumain Christian Mungiu se transforme en or (4 mois, 3 semaines, 2 jours, Au-delà des collines) et cela continue avec cette fresque qui raconte l’agression d’une jeune fille pleine d’espoir et, en filigrane,  l’échec d’une société. Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes. (7 avril)

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