ERICA PARISE/Netflix Le Canadien Keir Gilchrist joue le rôle principal dans Atypical (Atypique), dont les huit épisodes d’une trentaine de minutes sont sur Netflix.

Cette semaine, Métro craque pour Atypical, les esprits créatifs à MUTEK, La Danseuse à Cinemania en plein air, Maternité, la face caché du sexisme, Weekend Update, Emergence et les sacs griffés de Céline Dion.

1.  Atypical

S’il y a une chose qu’on pourrait reprocher à Netflix dans le cas d’Atypical, c’est de n’avoir commandé que 8 épisodes de la première saison alors qu’elle monte jusqu’à 13 pour
ses productions phares. Car on serait bien resté plus longtemps sur notre divan pour dévorer cette télésérie américaine centrée autour de Sam, 18 ans, qui vit avec le trouble du spectre de l’autisme et qui est déterminé à trouver une petite amie, comme tout jeune homme de son âge. On suit donc les progrès, les accidents de parcours et les déceptions de ce passionné des pingouins – accompagné dans l’aventure par une mère superprotectrice, un père qui s’ajuste, une petite sœur taquineuse et un ami gentiment douteux dans ses conseils de drague –, sans jamais tomber dans le larmoyant. On rit d’ailleurs davantage qu’autre chose, à la faveur de scènes cocasses intelligemment pensées. (Baptiste Barbe)

2. Les esprits créatifs à MUTEK
Un dessin animé créé en direct à partir de dessins posés sur une table tournante, accompagné d’une trame sonore faite à partir de bandes magnétiques. C’est ce que proposait mercredi la formation anglaise Sculpture à MUTEK. Dans cette soirée à la SAT, on a pu voir de la musique créée à partir de vinyles empilés, de balles de ping-pong, de câbles élastiques et de toupies lumineuses. Quand on va voir un spectacle de musique, on sait en général ce qui nous attend. Mais lorsque cela nous est inconnu, on apprécie souvent davantage la créativité des artistes. Jusqu’à dimanche soir dans le Quartier des spectacles. (Dominique Cambron-Goulet)

3. La danseuse à Cinemania en plein air
Ce biopic porté par une direction photo élégante, une mise en scène gracieuse et des chorégraphies d’une grande beauté retrace le parcours parsemé de douleur de Loïe Fuller, pionnière de la danse moderne, créatrice d’avant-garde qui a payé le prix de sa vision rebelle. La réalisatrice et vidéaste française Stéphanie Di Giusto présente cette femme née en 1862 qui a fait à sa tête, tenant tête aussi à tous ceux qui lui disaient que ses idées novatrices étaient trop folles, trop… juste trop. On saluera la performance sentie de la chanteuse et actrice Soko, qui incarne une Loïe refusant de se laisser dire quoi faire et comment. Un film qui pose la question : jusqu’où est-on prêt à se sacrifier pour son art? À voir mardi à 20 h 30 au Parc La Fontaine. (Natalia Wysocka)

4. Maternité, la face cachée du sexisme
«La conciliation travail-famille concerne tout le monde», estime la journaliste Marilyse Hamelin, qui a elle-même renoncé à la maternité «beaucoup parce [qu’elle avait] envie de réaliser tous [ses] projets, [ses] rêves, [ses] ambitions». Dans son essai, vrai plaidoyer pour l’égalité parentale publié aux éditions Leméac, elle a voulu «brasser la cage», écrit-elle. Si j’étais prof de philo, j’envisagerais d’ajouter ce titre à ma liste de lectures suggérées, non seulement parce qu’il atteint son objectif de susciter le débat, mais aussi parce qu’il évoque des réalités non dites sur le marché du travail et les familles d’aujourd’hui qui méritent d’être mises au jour. (Jessica Dostie)

5. Weekend Update
Vous rêvez d’une fin de semaine qui commence le jeudi? Eh bien Saturday Night Live ne s’en prive pas. Profitant d’une actualité qui n’a pas freiné de l’été (merci Donald T.) et d’un redécollage dans les cotes d’écoute (22 nominations aux Emmy), l’émission humoristique propose des éditions spéciales de son segment Weekend Update, un bulletin d’information satirique. Un plaisir de retrouver avant l’heure le duo Michael Che-Colin Jost et des anciens, dont Tina Fey et Jimmy Fallon. Sur Global à 21 h (la date du dernier épisode n’est pas encore connue) ou en ligne. (Baptiste Barbe)

6. Emergence, de Max Cooper
Profil intrigant que celui de l’artiste britannique Max Cooper. Bardé d’un doctorat en biologie computationnelle (la rencontre entre les mathématiques et les sciences de la vie), le natif de Belfast poursuit une riche carrière de DJ et de producteur. Mardi, à la SAT, pour la soirée d’ouverture du festival Mutek, Cooper a présenté la dernière mouture de son projet Emergence, qui propose une exploration visuelle et sonore aux confins de la biologie et de l’astrophysique. Au niveau musical, la trame mélange rythmes électroniques abstraits et mélodie classique planante, évoquant parfois une rencontre fortuite entre Philip Glass et Aphex Twin. Visuellement, les projections amenaient le spectateur dans un big-bang de synthèse fait de formes tantôt abstraites, tantôt concrètes (étoiles en formation, océans déchaînés, planètes synthétiques, etc.). Nous n’avons assisté qu’à la première partie de ce spectacle fleuve de quatre heures (!), mais c’est suffisant pour être marqué longtemps par Emergence (ne serait-ce qu’au niveau de nos tympans, qui en paient encore le prix)(Benoit Valois-Nadeau)

7. Les sacs griffés Céline Dion
L’image frappe : Céline Dion lance une collection de 200 sacs (oui, 200!) en collaboration avec le groupe québécois Bugatti. À la différence des récentes photos montrant la diva plutôt audacieuse (c’est un euphémisme!) dans ses choix vestimentaires, ses sacs à main devraient, eux, faire consensus. On parle de sacs à dos urbains, de fourre-tout, de pochettes et de bagages de facture assez classiques et imaginés dans des palettes de couleur neutres, du noir au beige, en passant par le bordeaux et le bleu. De quoi plaire à la majorité! Du côté des prix, on passe de 78 $ pour les accessoires les moins chers à 1 998 $ pour des sacs en cuir, ceux-là fabriqués au Canada. Reste à voir si les gens seront prêts à payer près de 200 $ pour un sac à dos en nylon simplement marqué du sceau d’approbation de la diva. L’équipe, elle, en est convaincue. Une autre collection est déjà en route pour le printemps 2018. Collection Tritone (fabriquée au Canada), à partir de 1 798 $ chez Simons, Browns et d’autres enseignes indépendantes. (Jessica Dostie)

On se désole pour…

Detroit

On s’attendait à un film bien réalisé (c’est Kathryn Bigelow), bien scénarisé (c’est Mark Boal), bien photographié (c’est Barry Ackroyd), bien joué (c’est, entre autres, John Boyega). Malheureusement, et ça brise le cœur de l’admettre, les répliques sont catastrophiques («Je ne suis pas prostituée! Je suis coiffeuse!»), le casting très mal choisi (les deux jeunes actrices, tout particulièrement, sont si peu naturelles qu’on grimace à chacune de leurs expressions), la mise en scène relâchée. L’équipe s’est donné pour défi de retracer les émeutes de 1967, à Détroit. (Tristement, outre le théâtre, on ne se sent pas vraiment dans cette ville. Normal, le tournage a eu lieu à Boston.) Ces événements historiques tragiques méritaient meilleur traitement.  (Natalia Wysocka)

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