AZ Films Mélanie Laurent a notamment dirigé Gilles Lellouche dans Plonger.

Mélanie Laurent est présente deux fois plutôt qu’une cette semaine dans les salles climatisées. D’abord comme actrice au sein du rigolo Retour du héros, puis comme réalisatrice derrière le bouleversant Plonger.

Celle qu’on a découverte dans l’inoubliable Je vais bien, ne t’en fais pas et qui a été dirigée par les plus grands – Tarantino, August, Villeneuve – n’avait, étrangement, jamais tourné une véritable comédie. C’est chose faite maintenant avec Le retour du héros de Laurent Tirard (Le petit Nicolas), un film à costumes où elle se livre à une véritable joute de duelliste avec Jean Dujardin.

«J’avais évidemment de l’appréhension, avoue-t-elle. Mais je me suis laissé porter par le savoir-faire de Laurent Tirard et le grand talent de Jean Dujardin, qui m’ont aidée à trouver le rythme rapidement.»

Elle cabotine avec aisance dans ce vaudeville sur fond de mensonges, osant se laisser aller à faire les choses, à marivauder. «J’ai appris que [la comédie] c’était beaucoup une question de rythme et d’intensité, fait remarquer l’enjôleuse amoureuse de Beginners. J’étais épuisée en fin de journée, mais je n’avais qu’une envie, celle de retourner le lendemain sur le tournage.»

«Je suis souvent attirée par des histoires tragiques.» – Mélanie Laurent, actrice et réalisatrice

Prendre le large
Ce travail de comédienne fait dans la joie et la légèreté ne peut qu’aider Mélanie Laurent lorsqu’elle saute la clôture et qu’elle met sa casquette de cinéaste, de scénariste. Cela lui permet de mieux comprendre ses interprètes et de les amener dans des endroits insoupçonnés.

C’est ce qui arrive à Gilles Lellouche et à Maria Valverde, des étrangers qui deviennent follement amoureux dans la pure tradition du cinéma de Terrence Malick, avant de voir les aléas de la vie les séparer.

Comme dans son précédent et obsédant opus Respire, cette adaptation du roman éponyme de Christophe Ono-dit-Biot est parsemée d’éléments-chocs imprévisibles qui font battre le cœur plus rapidement. Tout en présentant une héroïne qui étouffe dans son rôle de nouvelle mère et qui s’enfonce dans les ténèbres.

«J’ai toujours pensé qu’une femme complètement libre et qui choisit de partir alors qu’elle est mère était un tabou extrême, maintient la coréalisatrice du documentaire Demain, maman depuis 2013. Cela m’a intéressée d’essayer de le comprendre et de faire un film sur ce sujet. Ce personnage est loin de moi, qui ai pris la maternité comme la plus belle chose de ma vie.»

En plus d’avoir appris à faire rire dans Le retour du héros, Mélanie Laurent a pu dompter grâce à Plonger une peur qui la tiraillait depuis belle lurette. «J’ai une phobie de l’eau et il a fallu que je descende pour filmer, se rappelle celle dont le tout nouveau long métrage, Galveston, tourné en anglais et mettant en vedette Ben Foster et Elle Fanning, commence à peine la route des festivals. Je ne suis pas restée très longtemps. Contrairement à Gilles [Lellouche] qui est resté très longtemps et très bas dans l’eau!»

Le retour du héros et Plonger sortent en salle vendredi.

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