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Fred Fortin: Au clair de la lune

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

L’année 2009 aura été chargée pour Fred Fortin.

En plus de plancher sur son nouvel album, Plastrer la lune, dont il a assuré la réalisation, le Québécois a passé plusieurs mois sur les routes européen­nes en tant que bassiste du chanteur Thomas Fersen. Et tout ça, c’est sans compter le succès inattendu qu’il connaît sur les radios commerciales avec sa chanson Moisi moé’ssi, reprise par le jeune William de Star Académie.

Rappelons que c’est alors qu’il était mis en danger que William avait interprété le titre.

Fortin a été le premier surpris de cet engouement soudain pour cette chanson tirée de son premier opus, Joseph Antoine Frédéric Fortin Perron, sorti en 1996.

«Une équipe est venue me voir en France avec une caméra pour que je lui dise un petit mot, raconte Fortin. J’étais flatté, mais en même temps il y avait une petite pointe d’ironie parce que Star Académie, c’est une autre école que la mienne. Dans le message, je lui ai dit que ça ne m’avait jamais sorti du trouble de chanter du Fred Fortin!»

L’événement a toutefois permis au musicien de se faire connaître d’un plus large public. Fortin croit par ailleurs que les plus curieux sont sûrement allés voir sur l’internet qui était ce Fred Fortin qui a vendu quelque 10 000 exemplaires de son précédent album, Planter le décor, en 2004.

Plus simple
Sur Plastrer la lune, Fred Fortin avait envie de plus de simplicité. Les chansons qu’il a composées dans son chalet du Lac-Saint-Jean sont plus épurées, pour laisser davantage de place à ses textes parfois humoristiques, parfois cinglants, qui parlent de la vie, mais qui mettent également en vedette des personnages singuliers.

«Je voulais beurrer moins épais dans les arrangements, explique Fotin.  Je voulais enlever le plus de choses possible pour exploiter les éléments qui étaient déjà là. Mais je trouve encore que j’en ai trop mis!»

Sur Plastrer la lune, on fait aussi la connaissance de personnages auxquels Fortin donne vie avec émotion, comme Bobbie, la fille du Dollo­ra­ma et Madame Rose.

«Quand on vit dans un petit village, il y a des personnages mythiques que tout le monde finit par connaître, raconte-t-il. J’ai toujours été fasciné par ces personnes. Elles ont imprégné mon imaginaire.»

Plastrer la lune
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