Archives / TC Media La suppression de 13 lits et l'abolition de 12 postes d'infirmiers auxiliaires à l'hôpital Fleury, ne devrait pas réduire le service aux malades assure le CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal.

L’administration du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Nord-de-l’Île-de-Montréal supprimera 13 lits ajoutés sans autorisation et abolira 12 postes d’infirmiers auxiliaires à l’hôpital Fleury, notamment à l’urgence. Une décision qui interpelle la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et qui se demande pourquoi ces abolitions touchent «un lieu aussi névralgique et surchargé.»

«L’employeur souhaite replacer les professionnels en soins visés par les coupes, mais pour le moment, on ne sait ni le moment ni l’endroit où il les replacera», indique Régine Laurent, présidente de la FIQ, dans un communiqué publié après que le CIUSSS ait annoncé sa décision.

Pour Sylvie Lanthier, porte-parole du CIUSSS Nord-de-l’Île-de-Montréal, les lits ont été ajoutés en 2015, sans respect des procédures et sans obtenir le financement nécessaire.«En supprimant ces lits et en redéployant les infirmiers dans les autres services, on résorbe un déficit de 2,8 M$ accusé par l’hôpital», souligne-t-elle.

Elle indique que la décision de répartir les lits d’hôpitaux se fait sur une base régionale et avec l’accord du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Elle soutient également que la suppression de ces lits n’engendre pas de réduction de services aux malades.

«L’occupation des 139 lits autorisés dans l’hôpital est à 90%, ce qui indique qu’il y a 13 à 14 lits libres, précise-t-elle. Ce qu’il faut revoir, c’est la réorganisation des services et orienter les malades aux bons endroits.»

Infirmiers replacés
Quant aux infirmières auxiliaires, Mme Lanthier rappelle que ceux-ci ont été recrutés au moment où on enregistrait une pénurie d’infirmiers. «Les infirmières auxiliaires doivent être encadrées par des infirmières. Aujourd’hui, il n y a pas de pénurie de professionnels et il faut redéployer ce personnel dans les services», fait valoir la représentante du CIUSSS.

«Ce sont les infirmières auxiliaires qui subissent les plus grandes conséquences de cette réorganisation»,  souligne le texte de la FIQ.  Les plus anciens infirmiers auxiliaires ont été recrutés en 2011. Quatre d’entre eux, concernés par la nouvelle organisation étaient affectés à l’urgence.

Aucun professionnel ne perdra son emploi, assure le CIUSSS. La FIQ prend acte de la décision, mais prévient qu’elle regardera de près le redéploiement annoncé, en principe mis en branle au début du mois de septembre.

«Nous allons donc être vigilants afin de nous assurer, d’une part, du respect des droits des professionnels en soins et, d’autre part, du maintien et de l’accessibilité des services offerts à la population», avertit Mme Laurent.

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