Nicolas Ledain / TC Media Le local de SOS Itinérance se trouve au sous-sol de l’église Très-Saint-Rédempteur dans Hochelaga.

En plein hiver, SOS Itinérance a dû fermer mardi sa halte-chaleur, faute de fonds suffisants.

L’organisme, situé dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, a reçu des dons de 6000$ il y a une dizaine de jours pour pouvoir ouvrir sa halte-chaleur cet hiver. Or, cet argent a rapidement dû être affecté à d’autres ressources. «Notre camion est passé au feu vendredi dernier, j’ai payé 2800$ de réparations», explique le président-fondateur, Alexandre Paradis.

M. Paradis dit avoir réclamé un soutien financier à la Ville de Montréal depuis un certain temps, mais l’administration exige que l’organisme se paye des assurances. «Mais si je n’ai pas de soutien de la Ville, je n’ai pas les moyens de payer les assurances», déplore M. Paradis.

Du côté de la Ville, on signale qu’aucune demande formelle n’a été déposée par SOS Itinérance en 2016 ou en 2017. «J’ai rencontré M. Paradis dans la nuit de dimanche à lundi et il ne nous a pas dit qu’il était en fermeture imminente ou qu’il avait besoin d’une aide d’urgence, rapporte le maire de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Pierre Lessard-Blais. On est très surpris [de la fermeture]».

Alexandre Paradis précise ne pas avoir reçu de refus de la part de la nouvelle administration, mais il soutient que les choses stagnent.

Auparavant, on lui avait mentionné l’existence de critères pour du financement, comme celui de fournir un bilan financier, d’avoir des employés payés et d’avoir des assurances. Ces critères, il n’est pas en mesure de les respecter, faute de financement. Il avance qu’il peine déjà à payer son loyer. «Il me faudrait une promesse de financement de la Ville pour aller voir ma banque et pouvoir prendre des assurances», plaide-t-il.

Du côté de la Ville, on assure que le CIUSSS de l’Est de l’Île-de-Montréal lui a déjà offert son soutien, mais que M. Paradis n’y a jamais donné suite. «S’il a besoin d’aide, qu’il vienne, affirme M. Lessard-Blais. S’il fait une demande de financement, on va l’étudier sérieusement.»

Alexandre Paradis assure que ses autres services continuent, mais il insiste sur le besoin d’une halte-chaleur dans Hochelaga. «Peu importe avec quel organisme, il faut qu’il y ait une halte-chaleur dans Hochelaga», juge-t-il. Il raconte avoir visité la halte du centre-ville mercredi soir et y avoir vu 128 personnes, alors que la capacité est de 60.

Pour l’instant, l’arrondissement n’a pas de projet dans les cartons. «Pour cela, ça prend un porteur de projet et nous n’avons pas eu de dépôt officiel en ce sens, souligne le maire d’arrondissement. Mais si c’était le cas, on serait vraiment intéressés.»

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