TC Media Catherine Paquette Les manifestants sont passés devant l'école Saint-Nom-de-Jésus, fermée en 2012 pour moisissures.

Enseignants, employés de soutien, familles et politiciens ont marché par centaines dans les rues d’Hochelaga-Maisonneuve samedi après-midi. Les intervenants du quartier, où trois écoles sont fermées pour cause d’insalubrité, ont élevé leurs voix pour un réinvestissement massif en éducation.

Le temps presse, tant pour les infrastructures locales que pour les services aux élèves, font valoir Carole Poirier, députée du Parti Québécois, et Diane Beaudet, commissaire scolaire à la Commission scolaire de Montréal. À Hochelaga-Maisonneuve, les écoles primaires Hochelaga et Saint-Nom-de-Jésus sont barricadées: la moisissure a pris d’assaut les structures, obligeant les élèves et le personnel à être relocalisés. L’école Baril, qui avait fermé pour la même raison, est actuellement en reconstruction. 

«Les enfants de tout le sud du quartier se déplacent tous les matins dans Rosemont et dans l’est de Montréal pour aller à l’école. Même les tout petits», déplore Carole Poirier, qui demande un avancement dans les dossiers de ces trois écoles.

L’école Irénée-Lussier, en manque flagrant de locaux adaptés à sa clientèle à besoins spéciaux, constitue un autre enjeu dans le quartier. La croissance de la population autiste et atteinte de déficience a d’ailleurs nécessité l’ajout de pavillons et de roulottes pour cette école, qui ne convient plus à sa clientèle, selon la députée.

«Ce sont deux gros enjeux dans le quartier qui montrent à quel point on est sous-financé, on a pas assez d’argent pour éduquer nos enfants de façon adéquate», fait valoir Diane Beaudet, commissaire.

Population démunie
Le manque de financement de l’école publique les inquiète aussi, compte tenu de la population vulnérable qui fréquente les établissements scolaires d’Hochelaga-Maisonneuve.

«On a une population démunie, qui a des besoins particuliers, qui a un grand besoin de services de psycho-éducateurs et d’orthophonie, parce que c’est ce qui vient avec la pauvreté.  On voit cette diminution des services un peu partout», dénonce la députée. 

«Tout est en péril, on essaie de sauver les meubles», renchérit Diane Beaudet.

La manifestation organisée par la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) a d’ailleurs mené les participants devant l’école Saint-Clément, les écoles primaire et secondaire Chomedey de Maisonneuve, l’école Saint-Nom-de-Jésus, puis l’école spécialisée Iréné-Lussier, avant de se terminer à la station de métro Pie-IX.

«Nous sommes dans la rue aujourd’hui pour protéger nos écoles et pour assurer la pérennité de cette belle idée qu’est l’école publique», a lancé Sylvain Malette, président de la FAE, avant d’entamer la marche. Le président a refusé la semaine dernière l’offre du gouvernement Couillard d’investir 500M$ dans les infrastructures scolaire, admettant qu’il en faudrait des milliards pour remettre à niveau le parc immobilier.

La FAE est toujours à la table de négociation avec le gouvernement pour le règlement de la convention collective des 34 000 enseignants qu’elle représente.

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