Une dizaine d’Insulaires sont venus soutenir les 6 000 cyclistes du Grand défi Pierre Lavoie au croisement de la piste cyclable et du boulevard René-Lévesque, à L’Île-des-Soeurs. Dès 9h, les premiers supporteurs sont arrivés pour voir défiler le cortège pendant plus d’une heure pour encourager même les derniers.

«C’est le meilleur emplacement parce qu’on peut les voir arriver de loin et repartir vers la Rive-Sud», assure Francine, une Insulaire qui s’est arrêtée avec son vélo en main.

«J’ai découvert l’existence de la Boucle il y a deux jours seulement, mais peut-être que l’an prochain je pédalerai à leurs côtés», soutient celle qui, une fois le peloton passé, est allé faire le tour de L’Île-des-Sœurs avant de se rendre sur la piste cyclable du canal de Lachine.

Au départ du centre-ville de Montréal, les cyclistes se sont lancés en direction de l’île en passant par l’autoroute Bonaventure. Le trajet les a amenés sur la piste cyclable, derrière Place du Commerce, puis sur l’Estacade pour les conduire du côté d’Howick.

«Ça passe vite, explique pour sa part la résidente, Anne. On les soutient et ils sont contents, en plus il fait beau, même si on s’attendait à avoir du soleil.»

Vers la fin du peloton, un cycliste a chuté malgré les appels à la vigilance des policiers et d’un cône orange pour marquer la jonction entre le trottoir et la rue. Une petite blessure qui ne l’a pas empêché de se relever rapidement, même s’il a fallu s’assurer du bon état du vélo.

Incitatif
Un père et sa fille de 7 ans ont eux aussi laissé leurs vélos dans l’herbe pour admirer les participants de La Boucle.

«On voulait voir l’atmosphère pour éventuellement faire partie de la course dans quelques années», explique Cherif.
Cette année, il a acheté un vélo à sa fille et ils ont commencé les balades en famille.

«Faire une activité sportive est important pour moi, d’autant plus lorsque l’on est en pleine croissance, car cela inculque une certaine discipline», souligne Cherif.

Le rythme soutenu de la course a impressionné cet Insulaire qui reconnaît qu’il faut aussi avoir un équipement plus avancé que celui dont il dispose pour le moment.

«Pour moi, 135 km c’est trop, mais je trouve ça fantastique, assure Anne. Il y en a qui ont l’air d’être en forme avec un physique de cycliste et d’autres qui ne l’ont pas, pourtant ils pédalent quand même». Accompagnée de son mari, celle qui se décrit comme une cycliste du dimanche prévoyait plus tard se rendre faire une balade à vélo sur le Mont-Royal.

Exercice physique
Le but de la Boucle est de promouvoir les saines habitudes de vie sur une base régulière, en plus d’aider les écoles à réaliser des projets. L’an dernier, quelque 3,8M$ ont été redistribués.

Des valeurs partagées par Anne qui, chaque jour, fait entre 30 minutes et une heure d’exercice, que ce soit du vélo, du cardio plein air, de la marche ou de la course. Elle a d’ailleurs tenté de les transmettre à ses élèves à l’époque où elle était enseignante.

«J’ai beaucoup compté les cubes énergie avec mes élèves pour les récompenser d’avoir fait 15 minutes de sport, seul ou en famille. On a jamais gagné le concours, mais ils ont pris soin de leur santé», souligne celle qui est aujourd’hui à la retraite.

En fin de peloton, Pierre Lavoie est passé comme les autres cyclistes, sous les encouragements du public.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!