Un enseignant de troisième année de l’école primaire Île-des-Sœurs est l’un des 13 accusés dans le cadre d’une frappe de la Sureté du Québec (SQ) en début de semaine contre un réseau de pédophilie, à Montréal. Avertie jeudi en fin d’après-midi, la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) a immédiatement pris des mesures d’encadrement à l’école.

Claude Paquette, le professeur en question, fait face à des accusations de production, possession distribution et d’avoir rendu accessible de la pornographie juvénile. Il a comparu le jeudi 28 janvier au palais de justice de Montréal.

«Compte tenu de la nature des accusations, nous avons décidé de le suspendre sur le champ. Les parents ont été avisés instantanément et une équipe de professionnels étaient sur place ce matin pour accompagner les enfants», explique Barbara Blondeau, porte-parole à la CSMB.

Ce dernière ajoute que «rien ne laissait présager» ce genre de situation chez l’enseignant.

La commission a également envoyé le jour même une lettre aux parents les avisant de la situation et les invitant à une rencontre avec la direction, vendredi matin. Selon elle, ils se sont montrés «rassurés par les mesures prises par l’établissement».

Paquette, 31 ans, enseignait à l’école primaire IDS depuis novembre 2015 et devait y remplacer jusqu’à la fin de l’année scolaire en cours. Il avait également eu un contrat avec la commission en 2013.

Il était également impliqué au sein de l’association des Aventuriers Baden-Powel dans Outremont.

«Un cas troublant»
Il s’agit d’une situation délicate pour le Syndicat de l’enseignement de l’ouest de Montréal (SEOM).
«Le Code du travail nous impose de défendre tous nos membres. Nous sommes dans une société de droit, il est innocent jusqu’à preuve du contraire», affirme Caroline Proulx-Trottier, porte-parole pour la SEOM.
Le syndicat est doté d’une politique écrite qui stipule que lorsqu’un de leurs membres est accusé au criminel, un grief est automatiquement déposé et l’enseignent accusé a droit à une heure avec un avocat spécialisé en droit du travail fourni par le syndicat.
Elle-même enseignante, Mme Proulx-Trottier est touchée par cette situation. «En tant qu’enseignants, nous avons consacré nos vies aux enfants. C’est un cas troublant, mais nous devons agir en se basant sur les faits et non les émotions», dit-elle.

Frappe policière
Paquette et ses 12 coaccusés sont soupçonnés d’avoir agi en réseau et de s’être encouragés entre eux à entrer en contact avec des mineurs. Les aînés du groupe, allant entre 66 et 74 ans, auraient même servi de mentors aux plus jeunes, qui ont entre 27 et 30 ans.

La procureure de la Couronne, Me Cynthia Gyenizse, s’est opposée à la remise en liberté des 13 coaccusés. Ils demeureront détenus au moins jusqu’à mardi prochain, date de leur prochaine comparution.

Lettre
Voici la lettre intégrale de la commission scolaire qui a été acheminée aux parents de l’école à la suite de l’annonce de l’arrestation de Claude Paquette.
Lettre Direction IDS_28 janvier 2016

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