Les castors de L’Île-des-Sœurs pourraient désormais être stérilisés après l’implantation d’un projet pilote par l’arrondissement de Verdun. La méthode du trappage, auparavant utilisée pour protéger la végétation de l’île de ces rongeurs, est chose du passé.

«C’est un patrimoine d’avoir des castors sur notre territoire, mais il doit y avoir un équilibre. Un seul d’entre eux peut faire des dommages considérables», assure le maire de l’arrondissement, Jean-François Parenteau.

L’arrondissement prévoir d’abord identifier le nombre de castors présents sur l’île. Si un couple y réside de façon permanente, le mâle sera vasectomisé. «Cela permettrait de contrôler la population tout en ayant un couple toujours présent. Il pourrait même devenir notre petit couple emblématique», assure le maire.

Questionné à savoir si cela signifierait éventuellement la fin de cette espèce à l’île, le maire se veut rassurant. «La nature n’aime pas le vide. Les castors sont des êtres territoriaux et, une fois le couple décédé, un autre viendrait prendre sa place, c’est certain», dit-il.

Des espèces d’arbres, dont se nourrissent les castors, seront plantées sur les rives afin de protéger ceux sur les terres.

L’arrondissement compte poursuivre le grillage de plusieurs arbres afin d’éviter qu’ils soient abattus par les bêtes.

Recherche
Une école de la région sera choisie afin d’établir un protocole de recherche et ainsi créer une base de données qui sera comptabilisée sur une longue période de temps.

«Cela va permettre d’améliorer les méthodes de gestion des castors et peut-être même aider d’autres municipalités aux prises avec des problèmes semblables», croit Jean-François Parenteau.

De son côté, le conseiller d’arrondissement Sterling Downey, qui milite pour l’implantation de nouvelles méthodes de gestion animalière depuis plusieurs années, se demande pourquoi l’administration ne fait pas appel à la SPCA.

«C’est indiqué dans notre contrat avec eux qu’ils sont là comme consultant sur les mesures à prendre en bonne gestion animalière. Nous ne sommes pas obligés de faire affaire avec eux, mais pourquoi ne pas utiliser cette expertise», se demande-t-il.

Depuis quatre ans, environ 650 arbres ont été abattus par des castors à L’Île-des-Sœurs. Jusqu’ici, l’arrondissement faisait appel à des trappeurs en plus de mettre du grillage sur les arbres afin de tenter de régler le problème.

En décembre dernier, la SPCA avait publié un communiqué demandant à l’arrondissement de trouver des solutions «non létales».

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