TC Media - Isabelle Bergeron «C'est super important d'être actif, surtout en fauteuil roulant, parce qu'on est immobile et que ça peut facilement affecter notre santé», croit Philippe Bédard.

La maladie de Philippe Bédard l’a cloué à un fauteuil roulant à la fin de ses études. Ça ne l’a pas empêché de participer aux Jeux paralympiques de Londres seulement trois ans après avoir commencé à jouer au tennis. Rencontre avec l’athlète insulaire dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées.

En 2002, Philippe apprend qu’il est atteint de lupus érythémateux, une maladie qui dérègle le système immunitaire. L’inflammation dans sa moelle épinière qui en résulte le paralysera du tronc jusqu’aux pieds. En raison de plusieurs complications, il passera plus de 55 jours dans différents hôpitaux en cinq ans, en plus de frôler la mort. Pas question de baisser les bras pour le sportif.

«Une fois que j’ai eu un break de la vie, que j’ai eu un peu de santé, j’ai recommencé à faire du sport rapidement parce que je savais que c’est ça qui allait me sortir du tourbillon», raconte l’athlète de 35 ans.

 

En faisant une promenade avec sa copine à son arrivée à L’Île-des-Sœurs, Philippe passe devant le club de tennis et décide d’aller s’informer. C’est ainsi qu’il entre en contact avec Tennis Canada qui lui permet de faire un essai avec un entraîneur national.

Un an plus tard, Bédard participe à sa première coupe du monde puis en 2012, aux Jeux paralympiques de Londres. «Le coach ne croyait pas que je n’avais jamais joué au tennis en fauteuil», raconte-t-il.

Poursuivre sa passion
Philippe gagne maintenant sa vie avec le sport. Il joue depuis 2009 dans la catégorie réservée aux joueurs paraplégiques, handicapés et amputés. L’Insulaire voyage 20 semaines par année afin de participer à des tournois, en plus de s’entraîner à temps plein et de suivre une diète précise.

«Il faut croire en ses rêves et foncer, il n’y a rien d’impossible, même si on est en fauteuil roulant. Je suis allé aux Olympiques, j’ai fait du bungee, de la chute libre. On doit se trouver une passion ou poursuivre la passion qu’on avait avant la maladie ou l’accident», conseille-t-il à ceux qui pourraient vivre les mêmes épreuves que lui.

Après avoir remporté une médaille de bronze aux Jeux parapanaméricains  l’an dernier, le tennisman compte prendre part aux Paralympiques de Rio et se marier cet été.

Philippe commence déjà à préparer l’après-tennis. «Je pense que ma prochaine mission, après Rio, ça va être de travailler pour rendre le Québec plus accessible aux personnes handicapées, pour qu’elles sortent de chez elles et soient actives.»

Il estime que la province accuse un retard comparéativement aux États-Unis, où une loi exige que tous les immeubles soient accessibles aux personnes à mobilité réduite, principalement à cause des anciens combattants.

La Semaine québécoise des personnes handicapées se déroule du 1er au 7 juin.

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