TC Media – Colin Côté-Paulette Maya Masso, Anaëlle Alder-Ricart et Ayah Boufarsi ont été sensibilisées par l'arrivée des réfugiés syriens à propos de la disparité des revenus entre les familles des élèves fréquentant l'école des Marguerite.

Prêter ses vieux jouets inutilisés à d’autres enfants à l’école. C’est l’idée de deux élèves à la fibre entrepreneuriale de 5e année de l’école des Marguerite à L’Île-des-Soeurs, Anaëlle Alder-Ricart et Ayah Boufarsi, qui sera implantée dès janvier.

Le concept, selon lequel les enfants donnent leurs jouets à l’école pour que d’autres élèves les empruntent au moyen d’une carte de prêt comme pour un livre à la bibliothèque, existe dans plusieurs autres établissements scolaires du Québec.  À L’Île-des-Sœurs toutefois, ce sont vraiment les élèves qui ont pris l’initiative de cette petite entreprise, la baptisant «le cycle du jouet».

«Tu peux prêter ou donner ton jouet à la joujouthèque. On va mettre une étiquette rouge sur ceux prêtés et une bleue sur ceux donnés», décrit Anaëlle, la fillette instigatrice du projet.

La jeune fille de 10 ans a été inspirée par sa consommation de jouets, alors que ses parents lui faisaient remarquer que ses vieux jouets pouvaient encore servir à d’autres enfants.

Ayah Boufarsi, aussi âgée de 10 ans, a été intégrée au projet à cause de ses talents en bricolage, qui lui permettent de recoudre les peluches par exemple.

«Il faut penser aux autres, pas juste à soi. Des fois on veut des jouets qui coûtent cher, mais on pourrait donner cet argent à la charité», explique-t-elle.

La direction de l’école, qui a approuvé le projet, instaurera des périodes de jeux le midi et le soir au service de garde à certains moments de la semaine.

«C’est ça la vie scolaire, on valorise les initiatives des élèves qui ont des talents. Ces petites filles-là ont un don pour organiser des choses», explique la directrice de l’école, Francine Goyette.

Elle souligne que le personnel enseignant prend soin d’aborder le plus souvent les thèmes comme l’environnement et la réutilisation notamment.

Les jeunes filles tiennent à remercier leur enseignante, Claudia Lafleur, pour son écoute et ses encouragements dans les différentes initiatives des élèves de la classe.

Si le projet s’avère concluant, il pourrait être présenté à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys afin de l’étendre dans d’autres établissements, d’après Mme Goyette.

Collecte de fonds
Anaëlle Alder-Ricart en compagnie de Maya Masso ont un autre projet pour s’investir dans leur communauté. Les élèves ont vendu des cornets de bonbons lundi soir au service de garde de l’école afin d’amasser des fonds pour que certains élèves aient des boîtes à lunch mieux nanties.

«L’argent amassé va servir aux enfants qui n’ont pas la chance d’avoir des repas chauds», indique Maya, une autre élève de 5e année.

«Elles ont constaté la différence entre les boîtes à lunch de certains élèves elles-mêmes», souligne Mme Goyette.

Une lettre concernant les jouets écrite par les fillettes elles-mêmes sera bientôt envoyée à tous les parents de l’établissement.

Aussi dans Communauté :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!