Le sourire aux lèvres, le commandant de l’Unité 43 de la Garde côtière auxiliaire, Robert Fleury, appuie sur l’accélérateur. Grisé par le vent, il regarde droit devant lui et dirige d’une main experte le bateau vers les rapides de Lachine où il patrouillera comme il le fait régulièrement depuis le début de la belle saison.

« C’est l’endroit que les gens suspectent le moins, mais qui est le plus dangereux du Lac Saint-Louis. Il ne savent pas qu’une fois que les courant les emporte, il est impossible d’aller les secourir avant qu’ils ne les aient traversé complètement », commente le navigateur qui a plusieurs décennies d’expérience.

Par une journée chaude, les plaisanciers sont nombreux sur les plans d’eau et sont parfois insouciants des risques liés aux sports nautiques.

C’est pour cette raison que les bénévoles de l’unité 43, couronnée unité de l’année en 2015, sillonnent d’un bout à l’autre le lac, de Dorval au pont Mercier, afin de promouvoir des habitudes sécuritaires et intervenir en situations d’urgence. Pour la plupart, ces hommes et ces femmes se sont joint à l’équipe de Lachine par simple désir de rendre service et parce qu’ils aiment, par-dessus-tout, naviguer sur l’eau.

« On en mange, c’est certain. C’est excitant de partir à toute vitesse sur l’eau pour aller sauver des vies. On n’a rien d’autre à gagner », confie le commandant Fleury.

Les sauveteurs donnent de leur temps, à tour de rôle, durant les weekends de la mi-mai à la mi-octobre. Ils demeurent sur appel le reste du temps. En cas d’urgence, ils sont en mesure de répondre en moins de 10 minutes.

Toujours prêts
Lorsque Pierre Lajeunesse est tombé de son voilier et s’est noyé, en juillet, à Beaconsfield, l’équipe avait participé à l’opération de sauvetage de 22h à 4h du matin.

« Quelques heures plus tard, un nouvel équipage de l’unité était de retour sur le lac Saint-Louis, pour venir en aide à une mère et son enfant en détresse en kayak, dans les rapides », raconte la patrouilleuse et directrice adjointe aux communications, Malika Latrèche.

Tout récemment, ils ont aussi participé à l’opération de sauvetage, aux côtés des deux hélicoptères de la Sureté du Québec ainsi que de leur aéroglisseur, afin de retrouver l’homme qui était tombé à l’eau, près de Chateauguay, dans la nuit 1er octobre.

Malheureusement, le corps de l’homme n’a toujours pas été repêché, malgré les nombreuses heures de recherche. À chaque saison, l’Unité 43, composée d’une trentaine de navigateurs, répond à une cinquantaine d’appels de détresse.

Spécialisés en sauvetage
Doté d’équipements à la fine pointe de la technologie, tels une sonde, des lunettes pour la vision de nuit ainsi que d’un radar-GPS, le bateau de la Garde côtière de Lachine pourrait faire penser à un bolide sorti tout droit d’un film d’action.

« Pour être de vrais super-héros, il manque seulement un détecteur de chaleur, qui nous permettrait de localiser, dans le noir, une victime lors d’un sauvetage », mentionne Robert Fleury.

L’homme de 54 ans, qui a reçu la médaille de la bravoure pour avoir sauvé un Lachinois de la noyade en 2014, s’est joint à l’équipe après avoir vu un poster de recrutement dans un magasin de chasse et pêche. Aujourd’hui, il est certifié pour la conduite de navires commerciaux de petite taille et est en charge de la formation de chacun des sauveteurs dans ce domaine.

En plus de cette spécialisation, chacune des recrues reçoit, au cours des six mois de la saison morte, une formation en réanimation cardio-respiratoire et pratiqueront des sauvetages en piscine afin d’être prêts à se joindre à l’unité pour la période estivale.

Toujours à l’écoute des appels radios, l’équipe demeure en alerte pendant qu’elle patrouille le lac afin de récompenser les comportements sécuritaires des plaisanciers. Ainsi, un enfant qui porte sa veste de sauvetage se verra attribuer une crème glacée et les parents, de francs sourires.

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