Archives TC Media Cinq heures d'attente pour la vérification des dossiers de demandes d'asiles des réfugiés syriens arrivés à l'aéroport Pierre-Elliott Trudeau.

L’Agence des services frontaliers du Canada et le ministère de l’Immigration du Québec ne peuvent toujours pas expliquer la cause de l’attente de cinq heures imposée aux quarante réfugiés syriens arrivés à Montréal mardi.

Il était 22h30 le 22 septembre quand les six familles des réfugiés syriens en provenance de Beyrouth au Liban ont finalement pu rejoindre leurs proches qui les attendaient au quai de débarquement de l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau. Leur vol avait atterri cinq heures plus tôt, à 17h30. Une attente deux fois plus longue qu’à l’habitude et dénoncée par l’organisme Hay Doun qui accueillait les réfugiés à l’aéroport.

On se renvoie la balle
Appelée par TC Media à commenter l’affaire, l’Agence des services frontaliers du Canada affirme que selon leurs informations, il n’y a eu aucun délai. «Normalement, aux services frontaliers du Canada, ça prend environ deux heures pour traiter les demandes d’asile parce qu’il faut réviser toutes les informations», assure Jocelyne Roby, porte-parole.

Elle précise que les délais peuvent parfois s’accumuler après avoir passé les douanes, car les réfugiés doivent aussi se présenter au bureau du ministère de l’Immigration du Québec et récupérer leurs bagages par la suite.

De son côté, le service du ministère de l’Immigration du Québec croit qu’il n’est pas en cause dans cette affaire. «J’ai seulement eu des échos que les ressources avaient été limitées du côté des services frontaliers», réplique Jonathan Lavallée, porte-parole.

Une hypothèse soutenue par Nayiri Tavlian, présidente du conseil d’administration de l’organisme Hay Doun. «Après avoir essayé plusieurs fois de parler à quelqu’un d’Immigration Canada, je suis finalement tombée sur un agent qui m’a expliqué que la salle d’attente était bondée. Selon lui, la raison du délai était le manque de personnel causé par des coupures du gouvernement», explique-t-elle. Une hypothèse que personne n’a confirmé.

Une attente éprouvante
Pour Nayiri Tavlian, ce n’est pas seulement les réfugiés qui écopent de cette attente, mais également les familles et les membres de l’organisme qui sont présents. «On fait du bénévolat quand on va chercher ces gens-là à l’aéroport. On donne de notre temps, on laisse notre famille, nos enfants. Ça devient très éprouvant pour nous aussi d’attendre autant», confie-t-elle.

Les réfugiés sont aujourd’hui entre les mains de leurs familles et seront aidés par des organismes référés par Hay Doun.

Rappelons que le gouvernement fédéral a annoncé samedi qu’il accueillera 10 000 réfugiés syriens d’ici trois ans en promettant de fournir plusieurs agents de visa pour la vérification des demandes d’asile.

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