Connaissez-vous Big John ou Mavericks? Ce ne sont pas des références à un film de Tom Cruise des années 90 mais plutôt le nom d’impressionnantes vagues des rapides de Lachine auxquelles seront confrontés une cinquantaine de kayakistes les 13 et 14 août.

Ces derniers seront de passage dans l’historique cours d’eau afin de prendre part au 3e festival international de kayak free style en eau vive.

«Les vagues des rapides ont une renommée internationale et attirent des kayakistes de partout dans le monde», explique Alexandre Touchette, un des organisateurs de l’événement.

«Très peu de rivières se comparent à la taille et à la puissance du St-Laurent et le fait d’avoir de telles vagues en plein coeur d’une métropole est unique au monde», ajoute-t-il.

Les kayakistes de la catégorie professionnelle seront jugés pour les figures acrobatiques qu’ils enchaîneront en surfant sur Mavericks, une vague de plus de deux mètres de haut accessible seulement en moto marine dans les rapides du Canal.

Les champions des catégories hommes et femmes se qualifieront pour participer au Grand prix d’eau vive 2016, une étape des championnats du monde. Ils s’affronteront aussi le dimanche dans une course de descente des rapides Sainte-Catherine, où seuls les «jetboats» de Saute-Mouton osent s’aventurer.

Questionnés à cet effet, les organisateurs n’étaient pas en mesure de qualifier l’ampleur des bourses remises alors que ces dernières seront déterminées selon le nombre de participants.

Philippe Lavallée, un organisateur, trouve d’ailleurs dommage que les LaSallois et les Montréalais ne profitent pas davantage de ce site naturel. «Le débit est relativement le même à l’année. L’eau est belle, propre et chaude, et nous sommes à 10 minutes d’un centre-ville majeur», dit-il.

Paradis d’eaux vives
Kayakiste depuis cinq ans et nouvelle résidente de LaSalle, Geneviève Royer, 24 ans, prendra part à la compétition de LaSalle pour la seconde fois.

«J’ai toujours aimé l’eau et le plein air. Les rapides de Lachine, à mes yeux, c’est comme un paradis d’eaux vives. La section est super large, le point de vue est extrêmement beau, il y a plusieurs belles vagues de grande amplitude», nous dit-elle.

Elle explique que la pratique du freestyle nécessite beaucoup d’entraînement. «Pour chaque figure que tu veux apprendre, il y a énormément d’heures de travail. Tu dois comprendre la dynamique de la vague et développer les mouvements dans cette dynamique».

Une place pour les autres
Des compétitions intermédiaires de kayak auront lieu le dimanche et des professionnels offriront des cliniques gratuites aux kayakistes qui veulent perfectionner leur technique de surf.

Les moins téméraires pourront aussi descendre une section plus calme du fleuve sur des tubes tout en étant encadrés par des kayakistes d’expérience.

Des courses de surf à pagaie (SUP) sont aussi programme en eau calme. Des cliniques d’initiation accueilleront une quarantaine de participants le samedi et autant le lendemain. «On parle d’environ 150 participants au total», explique Philippe Lavallée.

Le dimanche, ce sera place au festival de planche à pagaie. «On prévoit un achalandage variant de 100 à 200 personnes à l’heure sur le site», ajoute M. Lavallée.

Des caméras filmeront au large et les images seront diffusées sous un chapiteau sur le site de Kayak sans frontières, au 7770, boulevard LaSalle, le samedi 13 et le dimanche 14 août, de 9h à 18h.

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