TC Media / Patrick Sicotte Selon Agriculture Canada, le Québec produit seulement près de 25% de toute la consommation de miel de la province.

Dans quelques années, les citoyens pourront déguster du miel fabriqué par des abeilles laSalloises. Deux apiculteurs ont installé depuis la mi-mai 12 ruches sur des toits d’immeubles de l’arrondissement dans le but d’offrir un miel de proximité pour les habitants du secteur.

L’idée de la nouvelle entreprise qui porte le nom de La meute,est d’offrir un produit local de qualité, qui n’a pas besoin d’être transporté sur de longues distances et qui se conserve facilement, dans le respect des valeurs de la petite famille.

On retrouve environ 500 ruches sur l’Île de Montréal, cependant cette initiative se démarque des autres sociétés qui offrent généralement des formations aux citoyens qui veulent gérer eux-mêmes leur ruchers ou loue le matériel nécessaire à ceux qui le désirent.

«On veut être la référence en miel dans LaSalle. On ne veut pas devenir une grosse corporation, le but est de desservir la communauté, sans plus.», affirme Julie Drolet copropriétaire de La meute.

De quatre ruches en 2016, ils en possèdent maintenant 12 réparties sur quelques toits, dont une, sur celui de l’entreprise Rayco coiffure, sur la rue Centrale. Les pots produits par les abeilles de cette ruche seront d’ailleurs vendus sur place.

L’an prochain, La meute aimerait exploiter de 36 à 50 ruches et, d’ici trois ans, en avoir une centaine. Par contre, les deux apiculteurs veulent en limiter le nombre pour s’assurer que les abeilles aient suffisamment à manger pour assurer leur subsistance et un miel de qualité.

Nouveau départ
En 2014, Sébastien Duchesne, copropriétaire de l’entreprise, voulait démarrer un projet en lien avec la nature.

Il a alors suivi toutes sortes de formations, mais a finalement eu la «piqûre» pour ces petits insectes jaunes.

Le couple a alors placé une ruche sur leur terrain dans les Canton de l’Est. Pour leur première année, ils ont récolté 90 kilos de miel, lors de la «miellée».

Tout le monde de leur entourage a alors manifesté de l’intérêt pour leur nouveau produit et en quelques jours, ils avaient vendu la totalité de leurs pots de miel.

Pour créer un contact avec leurs consommateurs, les deux apiculteurs ont livré le miel à chaque porte. «On connaissait 80% des gens, mais ce qui m’a le plus frappé, c’est de voir à quel point les autres étaient contents de nous rencontrer et d’acheter nos produits. J’ai tout de suite su qu’il fallait faire quelque chose avec ça».

Par la suite, la mère de famille a suivi, elle aussi, un cours pour parfaire ses connaissances.
La nouvelle apicultrice n’avait jamais pensé changer de profession aussi drastiquement, bien qu’elle était alors essoufflée par le rythme effréné de son travail d’animatrice de radio à CKVL. Dans sa tête, le projet avec la nature était celui de son conjoint.

«Une nuit, je me suis réveillée en pensant que j’étais peut-être allergique aux abeilles et que je l’ignorais, je ne m’étais jamais fait piquer avant de faire mon cours», se remémore-t-elle avec amusement.

Avis aux consommateurs curieux de se procurer du miel de LaSalle, le pot de 500g sera vendu au montant de 7$ et celui de 1kg à 12$. La vente commencera lentement, mais sûrement, car les deux entrepreneurs veulent bien faire les choses, et surtout respecter les besoins de leurs nouvelles locataires.

Les propriétaires de La meute ne disposent pas pour le moment de statistiques précises sur le nombre de pots de miel qui pourraient être produits par leurs ruches urbaines.

Consulter la carte(non-exhaustive) des quelques 500 ruches d’abeilles qui se trouvent à Montréal sur ce lien

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