Steve Caron/Le Flambeau Les élus de Projet Montréal de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve ont présenté leur vision en ce qui a trait au développement du secteur industriel de la Grande Prairie.

La qualité de vie des citoyens, le développement durable, l’économie circulaire, une gestion intégrée des nuisances, des aménagements favorables au transport collectif et actif sont au cœur de la vision de développement des terrains de l’Assomption Sud – rebaptisé le secteur industriel de la Grande Prairie – des élus de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM).

Exit la Cité de la logistique. Les élus de Projet Montréal misent plutôt sur un concept d’écoparc industriel basé sur l’aménagement et l’urbanisme durables, une gestion environnementale incluant des règles de performance élevées et des infrastructures vertes ainsi que l’écologie industrielle (synergie, échanges de matières, approvisionnement et ressources qui pourraient être mis en commun par les entreprises).

«Oui au développement économique, mais pas de n’importe quelle façon», a souligné d’entrée de jeu la conseillère municipale de Maisonneuve – Longue-Pointe, Laurence Lavigne Lalonde, à l’occasion de la présentation des orientations de développement du secteur industriel de la Grande Prairie.

Des concepts généraux qui ont semblé plaire à la majorité des citoyens présents. Certains auraient tout de même aimé plus de détails ou encore des exemples concrets.

Quelle sera la zone tampon entre les entreprises et les résidences? Quel sort réserve-t-on au ruisseau Molson et sa réhabilitation? Comment désenclavera-t-on le secteur Guybourg ou encore le secteur Haig-Beauclerck?

Des informations qui devraient être définies plus précisément pour la consultation publique qui sera menée par l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) et qui devrait se tenir dans les prochains mois.

Les élus souhaitent que les futures entreprises du parc industriel de la Grande Prairie aient des normes exemplaires: ISO 14 001, certification LEED, Envision, gestion des eaux et des déchets, revitalisation des milieux naturels, etc.

Le secteur industriel de la Grande Prairie comporte plusieurs enjeux, dont la gestion des sols contaminés, la gestion des îlots de chaleur, l’accès au réseau routier supérieur pour le transport des marchandises, le désenclavement du secteur, la desserte de certains terrains et évidemment l’interface entre les activités générant des nuisances et les quartiers résidentiels. Les arbitrages ne seront pas simples.

Si on ajoute les projets connexes annoncés ou dans les cartons dans le secteur tels que le Centre de transport de l’Est de la Société de transport de Montréal (STM), le prolongement du lien routier Souligny-Assomption, le développement d’un lien de transport collectif structurant dans l’axe Notre-Dame et les travaux d’Hydro-Québec pour mettre à niveau son réseau, les défis seront nombreux.

Et les membres du groupe Mobilisation 6600 entendent bien demeurer mobilisés, car c’est l’avenir de leur secteur qui se jouera dans les prochaines années.

Aujourd’hui, en après-midi, l’administration municipale a officiellement mandaté l’OCPM pour la tenue de la consultation publique sur le développement économique et urbain du secteur industriel de la Grande Prairie.

L’organisme définira le format de la consultation et sera responsable de rencontrer les parties prenantes, d’organiser, de diffuser et de tenir les activités de consultation. Le dossier est dorénavant dans leurs mains.

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