Photo Archives STM Encore aujourd'hui, le métro est perçu comme un vecteur de développement économique.

Les travaux du prolongement du métro de la ligne verte dans les années 70, de Préfontaine à Honoré-Beaugrand, ont transformé le paysage de l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve. Les développements immobilier et commercial ont donné un nouveau souffle à l’est de Montréal.

Plusieurs projets résidentiels ont ainsi vu le jour. C’est le cas du complexe de 250 logements Boyce-Viau, des Cours de Coubertin, au début des années 80, et de la multiplication des unités de condominiums au fil des ans.

Les entreprises d’antan ont fait place peu à peu à de nouveaux commerces et logements.

«Une station de métro a un certain pouvoir attractif et représente, encore aujourd’hui, un argument de vente pour les projets immobiliers se trouvant à proximité d’une station. Avant, il n’y avait pas grand-chose au sud de l’avenue Pierre-de-Coubertin, alors qu’aujourd’hui c’est tout le contraire», souligne Réjean Charbonneau, directeur archiviste de l’Atelier d’histoire Mercier – Hochelaga-Maisonneuve.

Dans Mercier, le centre commercial Champlain et la Place Versailles ont remplacé les vastes champs de l’époque, de part et d’autre, de la rue Sherbrooke, à proximité des stations Honoré-Beaugrand et Radisson.

Une partie des terrains, de ce que l’on appelait à l’époque Saint-Jean-de-Dieu (Louis-H.-Lafontaine), ont aussi été convertis. On y retrouve notamment aujourd’hui le projet résidentiel des Cours Lafontaine.

Toutes ces initiatives ont contribué au boom démographique de l’arrondissement et se sont chiffrées par des investissements de plusieurs milliards de dollars.

«Le développement urbain de l’après-guerre était surtout axé vers l’étalement urbain et l’automobile, fait remarquer M. Charbonneau. On le voit avec l’autoroute 40 et le pont tunnel Louis-H-Lafontaine. Le métro a permis de faciliter le transport des gens en plus de leur offrir de nouvelles opportunités: éducation, travail, loisirs.»

Ligne bleue
Encore aujourd’hui, le métro est perçu comme un vecteur de développement économique. Il suffit de constater l’engouement de la Chambre de commerce de l’est de Montréal (CCEM) pour le prolongement de la ligne bleue pour s’en convaincre. On mise beaucoup sur le projet pour donner un souffle à certains secteurs.

Évidemment, la donne n’est pas la même aujourd’hui qu’à l’époque du prolongement de la ligne verte, alors que tout était encore à développer, mais tout de même.

«L’endroit des stations n’est pas définitif, mais des stations de la ligne bleue aux Galeries d’Anjou et sur la rue Jean-Talon seraient assurément accompagnées d’investissements connexes pour densifier ces secteurs. L’achalandage de gens qu’amèneraient ces stations ne pourrait être que bénéfique pour les commerçants et l’émergence de nouveaux commerces», selon Isabelle Foisy, présidente directrice-générale de la CCEM.

Pour les entreprises des parcs industriels de l’Est, cela faciliterait le recrutement de main-d’œuvre.

«Il y a des postes disponibles qui ne trouvent pas preneur tout simplement en raison de la difficulté des gens à se déplacer en transport en commun. C’est devenu un problème sérieux et contreproductif pour plusieurs dirigeants d’entreprises», ajoute Mme Foisy.

Cette dernière demeure d’ailleurs optimiste et croit que tout est en place pour que le projet (prolongement de la ligne bleue) se réalise. Elle n’ose s’aventurer sur un échéancier, mais elle garde espoir.

«Le plus rapidement sera le mieux. Le projet est avancé, il y a de l’argent disponible et tout le monde s’entend pour dire que c’est la priorité. On ne peut pas passer à côté», indique Mme Foisy.

 

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