Archives TC Media Le taux d'inoccupation est demeuré stable à Montréal à 3,9%, mais les grands logements de trois chambres et plus demeurent toujours une denrée rare.

C’est à Montréal que l’on retrouve le plus bas taux d’inoccupation des logements parmi les grandes villes québécoises. À 3,9%, il est demeuré sensiblement le même que l’an dernier, alors que le loyer moyen a augmenté de 1,7% pour s’établir à 760$.

Les plus récentes données de la Société canadienne d’hypothèques et de logements (SCHL) font état d’une situation relativement stable dans la métropole.

Cette stabilité s’explique principalement par le solde migratoire qui est en hausse et le retour des promoteurs dans la construction de logements locatifs, selon Francis Cortellino, chef analyste, analyse de marché à la SCHL.

«Dans les deux dernières années, le solde migratoire est de retour à la hausse. L’augmentation de nouveaux arrivants, notamment l’arrivée des réfugiés syriens, a exercé une pression à la hausse sur la demande de logements. Mais celle-ci a été contenue par un ajout de plus de 2500 logements au parc locatif, de juillet 2015 à juin 2016, en raison en partie de la baisse de popularité dans la construction de condos.»

Au final, l’offre et la demande ont augmenté dans des proportions similaires, ce qui a permis de conserver un taux d’inoccupation stable.

Pour ce qui a trait à la hausse moyenne pour les divers types de logements, selon le nombre de chambres, elle est d’environ 2% pour toutes les tailles d’appartements. Une augmentation qui se situe au niveau de l’inflation.

La situation pourrait bien se répéter l’an prochain. Les niveaux d’immigration n’ont pas encore atteint les sommets d’antan et la construction d’unités locatives se poursuit.

«On ne s’attend pas à de grands changements pour 2017. Les chiffres devraient demeurer dans des proportions sensiblement similaires. Dans le pire des cas, le taux d’inoccupation pourrait connaître une très légère diminution», estime M. Cortellino.

Des difficultés demeurent
Mais pour François Saillant, coordonnateur du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), il subsiste tout de même des difficultés majeures pour les locataires à la recherche de grands logements.

«Les nouveaux arrivants ont généralement des familles plus nombreuses. Ce type d’appartements, de trois chambres et plus, demeure une denrée rare sur le marché, et ce, dans plusieurs quartiers montréalais», fait-il remarquer.

C’est le cas pour les secteurs d’Anjou – Saint-Léonard dont le taux d’inoccupation dans cette catégorie est de 0,2% et Ahuntsic à 0,3%.

Pour les secteurs du Plateau, de Villeray, de Hochelaga-Maisonneuve, de Rosemont – La Petite-Patrie, de Montréal-Nord, de Pointe-aux-Trembles, Rivière-des-Prairies et Montréal-Est, les données de la SCHL ont un degré de fiabilité faible, elles ont donc simplement été supprimées pour cette catégorie d’appartements.

M. Saillant rappelle également qu’à Montréal plus de 102 000 ménages consacrent plus de 50% de leurs revenus au loyer et que pour 53 000 d’entre eux, c’est 80%.

 

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