Collaboration spéciale Marco Berardinucci raconte avoir sauvé un adolescent de la noyade, le 23 juin.

Un adolescent de 16 ans a été sauvé de la noyade in extremis des eaux du fleuve Saint-Laurent, à l’extrémité est du parc de la promenade Bellerive, par un bon Samaritain qui se trouvait au bon endroit au bon moment.

Marco Berardinucci pêchait tranquillement à la hauteur de la rue Georges-V, en compagnie de son frère Richard et d’un ami, le 23 juin vers 19h30, lorsqu’ils ont entendu à plusieurs reprises les cris d’un adolescent en détresse au large de la rive.

Voyant que le jeune éprouvait des difficultés, M. Berardinucci n’a pas hésité à se jeter à l’eau pour porter secours à la victime, devant une vingtaine de personnes abasourdies par l’événement.

«J’ai fait le plus vite possible. Je me suis dirigé vers le jeune et lorsque j’étais tout près de lui, je l’ai vu caler vers le fond. Il était alors inconscient», raconte-t-il.

Lorsqu’il a agrippé le jeune, ce dernier se trouvait à trois ou quatre pieds sous l’eau. Il était toujours inconscient à ce moment, avant de le ramener sur la terre ferme après plusieurs minutes de durs labeurs.

Ce fut ensuite la course contre la montre. L’adolescent ne respirait plus. M. Berardinucci a entrepris les manœuvres de réanimation cardiaque sans hésiter, lui qui est familier avec ces techniques de par son travail d’agent de sécurité.

Le jeune homme a ouvert les yeux, une première fois, avant de retomber inconscient. M. Berardinucci a poursuivi les manœuvres de réanimation. Après plusieurs reprises, l’adolescent est revenu à lui. À l’arrivée des ambulanciers, il était désorienté et respirait difficilement, ajoute celui qui lui a sauvé la vie. La victime a été conduite à l’hôpital où son état était stable.

Héros malgré lui, M. Berardinucci demeure toutefois humble.

«Je n’ai pas agi pour récolter les honneurs. Tout s’est passé rapidement. Sur le coup, je n’ai pas réfléchi et je suis intervenu tout simplement. Je suis juste heureux d’avoir réussi les manœuvres pour le ramener à la vie.»

À l’hôpital, où il a été amené pour traiter des coupures aux pieds, M. Berardinucci a eu l’occasion de croiser la mère de l’adolescent.

«Elle m’a remercié d’avoir secouru son fils. Ce dernier se trouvait avec quelques amis et avait consommé de l’alcool pour célébrer la Saint-Jean-Baptiste», quelques minutes avant le fâcheux incident.

Lieux à risque
L’amateur de pêche se rend régulièrement taquiner le poisson au parc de la promenade Bellerive. Des baigneurs qui s’aventurent dans les eaux du fleuve sont monnaie courante.

Des panneaux affichent qu’il est interdit d’y faire saucette, mais sans plus. Les baigneurs ne s’en formalisent pas. Les gens s’isolent un peu plus loin pour s’y tremper les pieds et même faire quelques longueurs.

«Je vois souvent des baigneurs dans le fleuve, indique M. Berardinucci. Pourtant, l’ endroit n’est pas conseillé. Il y a de forts courants et c’est risqué de s’y baigner.»

Outre des panneaux d’interdiction, aucune surveillance particulière n’est faite, car légalement, il n’y a aucune réglementation qui interdit de s’y baigner.

À la suite des incidents du 23 juin dernier, l’arrondissement prendra des mesures pour sensibiliser davantage les gens.

«Il y a une brigade de la propreté au parc de la promenade Bellerive. Nous sensibiliserons donc les employés pour qu’à leur tour, ils sensibilisent les gens aux dangers de se baigner dans le fleuve.

«Même chose du côté des patrouilleurs à vélo. Nous leur demanderons de visiter régulièrement les rives du fleuve pour discuter avec les gens et faire de la prévention. Et finalement, nous étudierons la possibilité d’ajouter davantage de panneaux d’interdiction», mentionne Richard Celzi, conseiller du district de Tétreaultville.

 

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