Archives TC Media Luis Miranda, maire de l'arrondissement d'Anjou.

Anjou et la ville-centre sont à couteaux tirés. L’arrondissement déplore que le comité exécutif se soit ingéré dans le processus de nomination des membres devant siéger au sein du conseil d’administration de la Corporation Anjou 80, en écartant les recommandations de l’arrondissement.

Anjou 80 est une société paramunicipale sans but lucratif, composée d’un conseil d’administration de 11 membres bénévoles. Leur rôle est de gérer le complexe immobilier des Résidences Neuville, constitué de 551 logements répartis dans neuf bâtiments.

Le mandat de six membres du conseil d’administration venant à échéance, le conseil d’Anjou a adopté à l’unanimité une résolution visant à reconduire les gens dans leur fonction. Ce qui est habituellement une formalité, la ville-centre ne faisant qu’entériner les suggestions de l’arrondissement, a pris une tout autre tournure cette année.

La ville-centre s’immisçant plutôt dans le processus pour y aller de ses propres nominations.

«La Corporation Anjou 80 n’est pas une association politique. Avec la nomination de gens provenant du district électoral de la conseillère Michelle Di Genova Zammit (membre de l’équipe Coderre), le maire Coderre agit de façon antidémocratique (en rejetant du revers de la main les recommandations de l’arrondissement) et fait de la petite politique», fustige Luis Miranda, maire de l’arrondissement d’Anjou.

Le magistrat ne tarit pas d’éloges à l’endroit du travail effectué par les bénévoles d’Anjou 80.

«Les gens faisaient du bon travail. Ils géraient efficacement le complexe immobilier sous leur responsabilité. Que leur reproche-t-on? D’avoir bien fait leur travail?», se demande-t-il.

Les cinq membres qui ont été écartés du conseil d’administration d’Anjou 80 étaient en poste depuis plusieurs années déjà. L’un d’entre eux a agi comme agent officiel de l’Équipe Anjou Miranda-Hénault lors des dernières élections municipales.

Ingérence
Pierre Desrochers, président du comité exécutif, a expliqué que la loi permet au comité exécutif de proposer les membres du conseil d’administration de la Corporation Anjou 80 et qu’un changement était nécessaire au sein de la corporation afin d’apporter une nouvelle vision des choses.

Pour M. Miranda, ce dossier illustre une fois de plus l’omniprésence du maire Coderre dans les compétences locales des arrondissements.

«Au cours des deux dernières années, l’administration Coderre avait entériné nos recommandations. Pourquoi est-ce différent cette fois-ci? Simplement pour placer des sympathisants de sa formation politique? C’est vraiment faire de la petite politique», répète M. Miranda.

Les prochaines semaines ou mois risquent de chauffer dans l’arrondissement angevin. Le maire n’hésitant pas à parler «d’harcèlement» et «d’acharnement» de la part de la ville-centre envers Anjou.

Il n’exclut pas la possibilité d’entamer des procédures juridiques.

 

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