Collaboration spéciale L'année dernière, le festival a attiré près de 750 personnes.

Hoodstock, le sommet noir, est de retour à Montréal-Nord. Le festival, qui continue de se concentrer sur des sujets qui touchent Montréal-Nord, ne cesse de grandir.

Différent des autres festivals montréalais par sa programmation plus tournée vers les discussions et les ateliers que vers les performances artistiques, Hoodstock s’installera au parc Henri-Bourassa de Montréal-Nord les 11, 12 et 13 août prochain.

«Incubateur d’innovations sociales» selon Will Prosper, membre du comité fondateur du festival, Hoodstock abordera des sujets propres à Montréal-Nord, comme la mise en place d’une clinique de proximité, la nécessité d’un centre d’aide et de lutte contre les agressions sexuelles ou encore l’installation d’une maison du numérique, mais aussi des sujets plus vastes comme le racisme systémique et le profilage racial.

«L’année passée, dans les conférences, nous avons ciblé plusieurs problématiques. Aujourd’hui, nous cherchons à les régler. Nous essayons de prendre tous les organismes de la communauté pour leur demander qui serait intéressé à suivre tel ou tel projet. Ce n’est pas pour aller chercher des fonds, c’est pour transformer notre ville, notre environnement», détaille Will Prosper.

À travers des conférences, des ateliers et des discussions, le sommet vise à créer des mouvements citoyens.

«Ce n’est pas seulement des conférences où on parle et il n’y a rien qui se passe. C’est vraiment un appel à l’action, qui concerne autant les organismes, les citoyens que les gens de l’extérieur. L’essence de Hoodstock c’est de se prendre en charge», explique Will Prosper.

«On voit qu’il y a des manquements auprès de la population, mais qu’est-ce qu’on peut faire pour qu’il y ait une prise en charge citoyenne?» -Will Prosper, cofondateur de Hoodstock

Au long de l’année
Créé en 2009, à la suite de la mort du jeune Nord-montréalais, Fredy Villanueva, le festival prend de l’expansion. Il vient d’ailleurs de se doter d’un local pour ses activités, sur la rue Lapierre, à Montréal-Nord.

«Nous évoluons. Nous voulons que Hoodstock ne soit pas seulement un évènement qui vient ponctuellement, une fois par année, mais plutôt une maison d’innovation sociale qui porte des projets pendant longtemps», relate Will Prosper.

Dernièrement, les organisateurs de Hoodstock ont participé à une marche en hommage à Pierre Coriolan, homme abattu par un policier du Service de police de la Ville de Montréal en juin dernier. Ils ont également organisé une conférence à l’université Concordia.

Avant-goût de la programmation
Les 11, 12 et 13 août – parc Henri-Bourassa.
– Ateliers à destination des jeunes: breakdance, écriture de rap, poésie, peinture…
– Conférences avec:
*Desmond Cole, activiste à Toronto dans des évènements liés à la police
* Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec inc.
* Un membre de la Cooperation Jackson, exemple d’économie solidaire
* Assa, la sœur d’Amada Traoré décédée dans une gendarmerie en France à la suite de son interpellation en 2016…
– Micro ouvert avec des artistes de Montréal-Nord et d’ailleurs
– Ateliers jeux vidéo avec Pixelle, droit avec Juripop…

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