Collaboration spéciale Rita de Santis

Après de multiples péripéties dignes d’un film d’espionnage, Rita de Santis a appris sa nomination comme ministre de l’Accès à l’information et de la réforme des institutions démocratiques. Elle se montre surprise de rejoindre le gouvernement Couillard.

Tout a débuté par un problème téléphonique. Alors que son cellulaire ne fonctionnait plus, Rita de Santis a failli rater l’appel le plus important de sa carrière politique.

«Mardi, vers 22h, un membre du bureau du premier ministre a finalement réussi à me joindre à mon domicile, raconte la députée de Bourassa-Sauvé à Montréal-Nord. J’ai été prise par surprise, je ne connaissais même pas mon interlocuteur.»

«On m’a donné rendez-vous dans un parking, j’ai dû changer de voiture»
La suite s’avère cocasse. «Je devais me rendre à Québec mercredi à 20h. Mais pour ne pas éveiller les soupçons des journalistes, on m’a donné rendez-vous dans un parking, j’ai dû changer de voiture avant de voir M. Couillard. J’ai cru être dans James Bond, c’était drôle !»

Une nomination qu’elle n’avait pas programmée. «Je ne m’y attendais pas du tout, clame-t-elle. À la vue du nombre de ministres montréalais, je pensais passer mon tour. Est-ce que je voulais être nommée ? Bien sûr que j’espérais être invitée. Qui ne veut pas l’être ? Je crois avoir les compétences et je travaille fort.»

Responsable notamment de l’accès à l’information et de la protection de la vie privée, Rita de Santis promet de ne pas changer malgré ses nouvelles fonctions. «Je suis un peu un mouton noir, je dis toujours ce que je pense et je ne sais pas si cela est toujours apprécié. Mais le premier ministre ne m’a pas demandé de changer. Je vais rester comme je suis.»

«Je suis déjà contente de ces 40% de femmes»
Alors que 11 femmes composent ce gouvernement de 28 ministres, un chiffre en augmentation par rapport au précédent cabinet (8 femmes), Mme de Santis se réjouit de cette tendance, même si la parité, comme celle imposée par Justin Trudeau lors de la formation de son équipe, n’est pas respectée.

«Je suis déjà contente de ces 40%, explique-t-elle. L’important n’est pas d’être à 50/50 mais d’avoir un équilibre. Je crois que nous sommes en train de l’atteindre. Toutes ces femmes ont énormément de potentiel, de caractère et de compétences.»

Élue députée en 2012, Rita de Santis occupait également le poste d’adjointe parlementaire au ministre responsable de l’Administration gouvernementale et de la Révision permanente des programmes.

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