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Le délinquant sexuel William Parsons, qui a été condamné en 2012 pour des attouchements et des contacts sexuels sur des enfants qui fréquentaient la garderie de sa conjointe à Dollard-des-Ormeaux, sera remis en liberté cette semaine sous plusieurs conditions, dont le port d’un bracelet électronique et l’interdiction d’être en contact avec des individus de moins de 16 ans.

Entre les mois de janvier 2007 et avril 2008, Parsons, alors malade et restreint dans ses déplacements, profitait de l’absence de sa conjointe pour s’en prendre sexuellement à trois fillettes envers lesquelles il était en position d’autorité. Les événements se sont déroulés dans la garderie en milieu familial qui appartenait à sa compagne, dans l’Ouest-de-l’Île.

Plus de huit ans après les faits, le résident de Dollard-des-Ormeaux nie toujours ses actions. Parsons affirme être victime d’un complot conspirationniste dans lequel tout le monde a menti à son endroit. En mai 2016, l’homme a même exprimé le désir de se venger sur des enfants, si l’on se fie à la décision rendue par la Commission des libérations conditionnelles le 4 novembre.

Conditions de remise en liberté
Parsons, 76 ans, devra se soumettre à des conditions de remise en liberté sévères. Il devra habiter en maison de transition pour six mois, devra porter un bracelet électronique et sera inscrit au Registre des délinquants sexuels pour 20 ans.

De plus, l’«homme aux traits narcissiques», tel que mentionné dans une évaluation psychologique qui date de février 2015, se verra dans l’interdiction, pour une période de dix ans, d’être en présence d’individus de moins de 16 ans, sauf accompagné d’un adulte approuvé par la Commission des libérations conditionnelles.

Un périmètre lui est prohibé pour assurer la tranquillité d’esprit de ses victimes, avec lesquelles il lui est interdit de communiquer, ainsi qu’avec leurs proches. Il lui est aussi interdit de fréquenter des endroits où des jeunes pourraient se trouver, tels des parcs, des cours d’écoles ou des centres communautaires.

Procédures
Arrêté en 2008 et accusé de plusieurs chefs d’attouchements sexuels sur des mineurs et d’incitation à des contacts sexuels, William Parsons a été relâché en attente de son procès. La sentence de trois ans à son endroit a finalement été rendue en novembre 2012. L’homme a alors porté cette dernière en appel et a été relâché en attendant la progression de son dossier, mais la demande d’appel fut rejetée et il a été réincarcéré le 22 novembre 2014. La décision de la Commission des libérations conditionnelles évalue que bien que sa compagne endosse le rejet de ses responsabilités criminelles, elle demeure néanmoins une actrice importante de son processus de réintégration.

Des problèmes de santé et une mobilité réduite ont convaincu la Commission de le libérer malgré le haut risque de récidive. L’homme qui a reçu un premier refus de libération conditionnelle en 2015, n’exprime aucun remord et son innocence est toujours clamée par sa famille.

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