TC Media / Keith McAuliffe Des employés d'établissements de santé de l'Ouest-de-l'Île tenaient mercredi une activité de visibilité symbolique afin de dénoncer le projet de loi 10, en vigueur depuis le 1er avril.

Des employés d’établissements de santé de l’Ouest-de-l’Île ont amorcé le 1er avril une série de manifestations pour dénoncer le projet de loi 10 du ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

«C’est malade comme réforme», scandaient mercredi une vingtaine de manifestants devant l’hôpital du Lakeshore, pancartes à la main.

Sept établissements de santé de l’Ouest-de-l’Île sont regroupés depuis le 1er avril au sein d’une nouvelle structure portant le nom de Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS).

Les employés reprochent au gouvernement d’avoir élaboré cette loi sans aucune consultation. Selon eux, la nouvelle loi n’augmentera pas les services et ne diminuera pas les coûts, tel qu’annoncé.

«C’est ce qu’on nous avait dit en 2005 lors de la création des CSSS, mais on attend toujours de voir les économies, car c’est le contraire qui s’est produit», a exprimé Denise Lapointe, présidente du syndicat des travailleurs de la région du Lac-St-Louis.

De son côté, Nathalie Paradis, auxiliaire en santé et services sociaux du CLSC de Pierrefonds, voit d’un mauvais œil l’abolition de plusieurs postes de gestionnaires de la santé.

«Moi, je donne le soin, mais ça prend un supérieur immédiat pour évaluer le patient, a-t-elle expliqué. Il y a des patients qui ont seulement une heure de soins quand ils en auraient besoin de 3 heures. Les coupes vont encore plus diminuer la qualité des soins».

Sans contrat de travail
Mobilisés sur plusieurs fronts, les employés dénonçaient également les offres patronales qualifiées «d’affreuses» dans le cadre de la négociation de leur contrat de travail échu depuis le 31 mars.

Le syndicat demande une augmentation de salaire de 4,5% par année, étalée sur trois ans. Quant au gouvernement provincial, il propose un gel salarial les deux premières années et une augmentation de 1% pour chacune des trois années suivantes.

«On se trouve à être très perdant, a exprimé Denise Lapointe. En fin de compte, dans cinq ans, on va avoir encore moins d’argent dans nos poches, car il sera impossible d’absorber l’augmentation du taux d’inflation.»

Le syndicat a prévu du piquetage devant un établissement de santé différent chaque mercredi d’avril.

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