TC Media / Keith McAuliffe Joseph Zolla est tellement découragé de la situation que son local est à louer et il souhaite même vendre le bâtiment.

Alors que l’arrondissement de L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève souhaite redynamiser la vie commerciale autour du cégep Gérald-Godin, il semble ardu pour un commerçant d’ouvrir un café sur le boulevard Gouin en raison du manque d’espace de stationnement.

«Je ne comprends pas, je paye des taxes pour un espace commercial au rez-de-chaussée du bâtiment et il n’y a pas moyen de trouver une façon d’opérer un commerce ici», a raconté Joseph Zolla lors du passage de TC Media à son duplexe semi-commercial situé au 16 312 boulevard Gouin, à Sainte-Geneviève.

Depuis deux ans, le propriétaire doit débourser 4000$ par année en taxes pour un bâtiment, dont le local commercial est toujours vide. Malgré des démarches répétées, Joseph Zolla n’arrive pas à obtenir le permis d’affaires pour opérer son commerce. Il a mis son local à louer et souhaite désormais vendre le bâtiment.

Places de stationnement insuffisantes
À l’automne 2013, un inspecteur en bâtiment a avisé M. Zolla du manque d’espace sur son terrain pour aménager le nombre de places de stationnement nécessaires à l’ouverture de son commerce. À cette hauteur du boulevard Gouin, il n’y a pas d’espace sur l’artère pour stationner des voitures, car cette portion est trop étroite.

La réglementation impose une case de stationnement par 10 mètres carrés de superficie pour les restaurants et les cafés. Comme le propriétaire possède 108 mètres carrés, il doit offrir huit places de stationnement à sa clientèle.

«Il n’y a que 20 places assises dans mon café et une bonne partie de la clientèle pourrait s’y rendre à pied comme le local est situé à 1 km du collège Gérald-Godin», croit M. Zola.

Celui-ci a proposé d’aménager cinq à sept places de stationnement sur le terrain voisin qui lui appartient, mais l’arrondissement a refusé parce qu’il lui manquerait encore une place de stationnement.

«L’inspecteur m’a dit que c’était impossible puisque les casiers de stationnement ne sont pas situés sur le même terrain que le bâtiment où se trouve le commerce, raconte le propriétaire. Il ne m’a proposé aucune solution».

Le maire Normand Marinacci dit vouloir mettre à jour le zonage dans ce secteur où cohabite des bâtiments résidentiels et commerciaux.

«Sur le boulevard Gouin, il n’y a pas toujours l’espace pour du stationnement et les commerçants doivent en prévoir sur leur terrain, dit-il. Certains respectent le règlement. Est-ce qu’il faut aménager une nouvelle réglementation ou la mettre à jour? C’est ça qu’on est en train de regarder.»

À court terme, M. Zolla possède un droit acquis pour quatre cases de stationnement. Il pourrait payer 4000$ pour les quatre cases de stationnement manquantes, soit 1000$ par place de stationnement et ainsi obtenir son permis d’affaires.

Au cours des dernières années, le local commercial de cet immeuble a abrité une galerie d’art et une pharmacie. Le duplex est désormais en vente au coût de 275 000$. Selon l’extrait du rôle d’évaluation foncière, le bâtiment construit en 1945 a une valeur de 144 900$.

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