Vanessa Limoges Maryse Poisson, agricultrice urbaine qui s'occupe du jardin Cra-terre, situé à l’arrière du 400 Atlantic sur le site de l’ancienne gare de triage d’Outremont.

C’est entre les marteaux-piqueurs, les tracteurs et les camions-bennes que l’ilôt de verdure, dorénavant appelé le jardin Cra-terre, a vu le jour. Un potager qui, après un peu plus d’un mois d’existence, fait déjà le lien entre le futur site universitaire et les communautés voisines.

«Au départ, c’était un véritable paysage lunaire, lance Stéphane Béranger, coordonnateur au développement durable à l’Université de Montréal (UdeM). Il fallait vraiment être visionnaire pour imaginer des jardins ici.»

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L’ilôt de verdure de 2000 pieds carrés situé sur le site du futur complexe des sciences de l’UdeM héberge aujourd’hui un potager géré par la coopérative Bioma, un jardin collectif géré par l’Éco-quartier de Parc-Extension, une pouponnière d’arbres destinés notamment aux cours d’écoles et aux arrondissements limitrophes ainsi que deux ruches d’abeilles.

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«Nos bénévoles partent d’ici avec de la salade ou des légumes gratuits en échange de leur temps, explique Maryse Poisson, agricultrice urbaine pour la coopérative Bioma. Mais ici, ce n’est pas qu’un jardin communautaire, nous voulons vendre nos légumes.»

Laitue locale
Depuis le début du mois de juillet, différentes laitues sont utilisées par trois restaurants situés à proximité du site: le Vices et versa, les Fillettes et la place commune.

«Quand il y des humains derrière un produit et qu’en plus, il goute bon, c’est certain que ça nous intéresse», indique le propriétaire du restaurant les Fillettes, Frédéric Ouellet.

Chaque semaine, le jardin produit plus de 20 kilos de salade. Les livraisons du mercredi et du vendredi se font à vélo, par les trois membres de la coopérative qui habitent en quelque sorte ce jardin depuis des semaines.

«Pour offrir des produits aux restaurateurs, nous devons avoir un sol très fertile, alors nous faisons de la culture bio-intensive qui permet de faire des rotations toutes les trois semaines, explique la passionnée d’agriculture urbaine, soulignant que le chantier qui entoure le jardin représente un défi, mais n’affecte en rien la qualité des légumes.

Faire beaucoup avec peu
«Le budget de démarrage était de 500$, souligne l’agricultrice. Avec peu d’argent et en prenant le temps qu’il faut, on peut faire de grands projets.»

L’UdeM a fourni la terre et la coopérative payé les semences. Le composte et le paillis ont été fournis gratuitement alors que le bois nécessaire a été trouvé dans les rues de la métropole.

Le lien vert
Madeleine Rhéaume, coordonnatrice aux relations avec la communauté, indique que ce jardin est une occasion de réunir les gens d’Outremont et de Parc-Extension par exemple, entre lesquels il peut y avoir des barrières tant physique que psychologique. «Ce genre d’endroit fédère les communautés, ce qui est aussi, selon moi, le rôle d’une université», soutient-elle.

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Pour l’agricultrice Maryse Poisson, bien que ce jardin n’existera que jusqu’à ce que le campus soit construit, les impacts, eux, seront durables.

Les mercredis de chaque semaine les Montréalais sont invités à des 5 à 7 pour visiter les jardins, mettre la main à la pâte ou encore faire le plein de Kale, de Roquette, de Mizuna, de salade de moutarde, etc.

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