Vanessa Limoges /TC Média Devant l'école primaire Lajoie d'Outremont, «J’aime mon école publique. Sans coupure!»

Les parents qui se sont tenus main dans la main pour défendre l’école publique devant quatre écoles d’Outremont, le 1er octobre, soutiennent que le mouvement s’élargit de plus en plus et qu’ils ne «laisseront pas le gouvernement s’en tirer».

«Juste ce matin, trois fois plus de gens ont klaxonné lorsqu’ils ont vu notre chaîne. Ils comprennent ce qui se passe et nous supportent», lance Jennifer Dorner, dont la fille fréquente l’école primaire Lajoie.

Karine Lavallée, mère de Marie, élève de 4ème année à Guy-Drummond, considère qu’il y a encore beaucoup de sensibilisation à faire auprès des citoyens. «Les gens doivent comprendre que le débat ne s’articule pas autour des conditions salariales des professeurs, mais plutôt autour du ratio trop élevé dans les classes et des services spécialisés qui sont en voie de disparition.»

Les parents réunis devant les écoles Nouvelle-Querbes, Lajoie, Saint-Germain d’Outremont et Guy-Drummond étaient choqués de voir que le gouvernement ne reculait pas sur ses positions et assuraient qu’en ce sens, le mouvement s’organisait de plus en plus pour lutter de façon plus efficace contre les compressions en éducation.

Mobilisation

Pour cette 4e édition des chaînes humaines, le plus gros rassemblement s’est tenu devant l’école alternative Nouvelle-Querbes, située sur l’avenue Bloomfield.

12079432_10153017158541036_7216914876851920336_n

La chaîne humaine de l’école Nouvelle-Querbes.

Près d’une centaine de personnes étaient réunies devant l’école, pancartes et banderoles à la main. «Les coupures ont des noms. Non aux coupures», pouvait-on lire sur l’une d’entre elles.

Un mouvement qui prend de l’ampleur
À cette école, un comité de parents qui vise à défendre l’éducation publique vient de voir le jour. Les parents peuvent désormais communiquer sur une page Facebook qui vient tout juste d’être créée.

Des parents-bénévoles prévoient aussi mettre en place cet outil à l’école primaire Lajoie, pour planifier les actions à venir.

Tous les parents, rencontrés par TC Média jeudi matin, semblaient beaucoup plus confiants que le 1er septembre dernier quant aux impacts que pourraient avoir les mobilisations des professeurs et des parents.

«On doit s’impliquer parce que la proposition du gouvernement Couillard est absolument aberrante, lance Véronica Ponce, devant l’école Guy-Drummond. En plus, il y a tellement de mensonges! Nous dire qu’il n’y aura pas d’impact sur les étudiants c’est ridicule! Il ne faut pas lâcher.»

En six ans, le réseau scolaire public s’est vu imposer des compressions de l’ordre de 1 milliard de dollars.

Le ministre de l’Éducation annonçait en mars dernier que les nouvelles compressions en éducation n’affecteraient pas les services aux étudiants. Ce qui a rapidement soulevé la colère des enseignants qui considèrent que les services aux jeunes sont déjà et continuent d’être affectés.

Plus de 386 écoles ont pris part au mouvement jeudi matin, situées dans 16 des 17 régions du Québec. En tout, les porte-paroles du mouvement «Je protège mon école publique» prévoyaient que près de 35 000 parents, enfants, professeurs et membres du personnel se mobilisent le 1er octobre.

DSC_0319

Les parents rassemblés devant l’école Guy-Drummond.

Aussi dans Actualités :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!