Archives Le projet de CIAM se traduira par des investissements d'environ 150 M$. Plus de 600 emplois seront créés durant la phase de construction et une vingtaine lors de la phase d'exploitation.

La Corporation internationale d’avitaillement de Montréal (CIAM) accueille favorablement les recommandations du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) à l’endroit de son projet, bien que les commissaires aient émis un bémol au sujet du Pipeline Trans-Nord inc. (PTNI) qui sera utilisé pour acheminer le carburant vers les aéroports.

Le rapport du BAPE, rendu public mercredi, ne remet pas en cause le projet de construction d’un terminal d’approvisionnement de carburant aéroportuaire à Montréal-Est. Il juge l’emplacement choisi approprié.

Toutefois, en raison du volume de contaminants présents dans le sol à l’emplacement retenu, les commissaires estiment que le projet devrait faire l’objet d’un suivi exhaustif et accompagné de mesures pour empêcher la contamination d’atteindre le fleuve Saint-Laurent.

Pour se conformer aux exigences de la Politique de protection des sols et de réhabilitation des terrains contaminés du Québec, Robert Iasenza, président de CIAM, rappelle que l’entreprise s’est engagée à procéder à l’enlèvement des sols contaminés sous les infrastructures projetées.

Pipeline Trans-Nord inc.
La vétusté du pipeline Trans-Nord inquiète davantage les commissaires du BAPE. Ceux-ci sont d’avis qu’une attention particulière doit être apportée au pipeline de raccordement qui longera des quartiers résidentiels et commerciaux en raison du risque qu’il représente pour la sécurité des riverains en cas d’accident.

Les pipelines étant de juridiction fédérale, les commissaires suggèrent au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques de valider que PTNI réponde aux exigences de l’Office national de l’énergie (ONÉ) avant d’autoriser la CIAM à construire son pipeline de raccordement.

Interrogé à ce sujet l’ONÉ précise que l’entreprise albertaine est désormais conforme. L’une des dernières ordonnances de l’ON É date de 2016 et concerne notamment les cas de non-conformité liés aux surpressions et à la gestion du franchissement des cours d’eau.

«Le personnel de l’Office surveille régulièrement les rapports et activités de la compagnie pour s’assurer que toutes les exigences liées à l’ordonnance soient respectées. À ce jour, Trans-Nord respecte les conditions et les exigences de l’ordonnance», indique Marc Drolet, porte-parole de l’ONÉ.

De son côté, le président de CIAM, souligne que l’entreprise a fait une évaluation exhaustive des différents risques technologiques afférents à son projet ainsi que des mesures de prévention et d’intervention à mettre en place en cas d’incident.

«Nos évaluations démontrent que le risque est faible. Nous respecterons notre intention d’adhérer au comité mixte municipalités-industries de l’est de Montréal afin de diffuser l’information pertinente en matière de sécurité et de mesures d’urgence auprès des citoyens. Nous créerons aussi notre propre comité de liaison et de suivi avec les citoyens. Nous serons transparents.»

Dans les prochains mois, la ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Isabelle Melançon, aura à prendre la décision dans ce dossier en autorisant, ou non, le décret qui permettra à CIAM d’aller de l’avant avec son projet.

En collaboration avec Mathias Marchal

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