Ralph-Bonet Sanon/TC Media Le président de l'Association du hockey mineur de Pointe-aux-Trembles, Howard Grégoire, se tient près d'un mu de la renommée de l'aréna Rodrigue-Gilbert, en novembre 2016.

Fondée il y a un demi-siècle, l’Association du hockey mineur de Pointe-aux-Trembles (AHMPAT), véritable institution dans le quartier, a vu un déclin du nombre de jeunes qui s’y inscrivent. Pour ses bénévoles, cette saison d’anniversaire est un moment de choix pour susciter à nouveau l’engouement chez les joueurs.

«50 ans, ça n’arrive qu’une fois, hein!» s’exclame Howard Grégoire, président de l’AHMPAT depuis 2013. Depuis l’été, il ne chôme pas. Son association a tenu plusieurs événements pour marquer ce jalon important et, en janvier, tiendra un match spécial avec des anciens du Canadien de Montréal.

«Il fallait souligner ça. C’est officiel que c’est une année très difficile parce que c’est beaucoup d’ouvrage. J’ai une bonne gang avec moi et nous allons essayer de faire de notre mieux, mais c’est évident que la population doit suivre», explique M. Grégoire.

50 ans d’histoire

De matchs entre équipes de paroisses, les jeunes joueurs de hockey de Pointe-aux-Trembles sont passés, en 1967, à des équipes civiles, unies au sein d’une ligue: l’Association du hockey mineur de Pointe-aux-Trembles. Depuis, plusieurs grands noms ont été associés à cette institution comme Luc Lachapelle, arbitre de longue date, Michel Plasse, ex-gardien de but de la Ligue nationale de hockey (LNH) et ex-président de l’AHMPAT.

L'ex-maire de Pointe-aux-Trembles Bernard Benoît (5e à partir de la gauche) pose avec des échevins, d'autres dignitaires et deux joueurs d'équipes de l'AHMPAT sur une photo non datée.

L’ex-maire de Pointe-aux-Trembles Bernard Benoît (5e à partir de la gauche) pose avec des échevins, d’autres dignitaires et deux joueurs d’équipes de l’AHMPAT sur une photo non datée.

De nombreux autres joueurs et entraîneurs de la grande ligue ont aussi évolué à Pointe-aux-Trembles. Parmi eux, on compte Benoît Hogue (21 saisons dans diverses équipes entre années 80 et 2000) et le Tigre, Michel Bergeron, qui a entre autres dirigé les Nordiques de Québec. Plus récemment, Julien Gauthier y a foulé la glace, bien avant de signer un premier contrat avec les Hurricanes de la Caroline.

Aujourd’hui, ce sont 450 jeunes qui jouent au hockey au sein de l’une des équipes de l’AHMPAT.

Ce n’est plus comme «dans le temps»

Toutefois, l’AHMPAT n’est plus ce qu’elle était. À 27 équipes, elle est loin de la quarantaine de formations qu’elle a comptées jadis.

«Aujourd’hui, tu peux jouer à d’autres sports que le hockey. Il y a moins de familles, moins d’enfants […] et les parents s’impliquent un peu moins. Dans le temps, tout le monde jouait au hockey l’hiver et au baseball, l’été. Il n’y avait pas beaucoup d’autres sports», souligne M. Grégoire.

Les champions de la division Mosquito A de la saison 1973-1974.

Les champions de la division Mosquito A de la saison 1973-1974.

Des parents préfèrent aussi inscrire leurs enfants dans des équipes scolaires à cause des horaires moins tardifs, ajoute M. Grégoire. «Peut-être que le hockey [civil] devrait prendre une entente avec le scolaire pour que des équipes scolaires puissent jouer dans le civil.»

«Sans ça, d’ici cinq ans, il n’y aura pas beaucoup d’équipes. Il y en aura de moins en moins.» – Howard Grégoire

Jean Deraiche, qui s’implique dans l’AHMPAT depuis 35 ans et l’a présidée durant 10 ans, constate aussi un déclin. «Quand j’étais président, il y avait une trentaine d’équipes. Ça a baissé avec le vieillissement de la population», estime-t-il.

Tout de même, en 50 ans, les accomplissements sont nombreux. M. Deraiche évoque notamment les matchs joués avec des équipes de la ville de Springfield, au Massachusetts, pendant huit ans. «Environ 10 équipes allaient à Springfield une année, puis 10 autres de Springfield venaient chez nous une autre année. Tout le monde participait et aimait beaucoup», se souvient-il.

M. Deraiche exprime également sa fierté d’avoir lancé, dans les années 1990, les tournois novice Pointo et pee-wee Pointeliers, dont on célèbrera les 25 ans l’an prochain. «Les deux, en tout, vont chercher environ 160 équipes de partout au Québec et en Ontario. On en a même déjà eu de la France.»

Pour souligner le 50e anniversaire, l’association a tenu quelques tournois en juillet et en septembre, mais compte aussi en annoncer deux autres le mois prochain, en plus d’autres activités. Une partie avec des anciens du tricolore aura également lieu le 28 janvier à l’aréna Rodrigue-Gilbert.

Un article d’avril 1974 paru dans L’Avenir de l’Est traite des équipes championnes de la saison 73-74.

Un article d’avril 1974 paru dans L’Avenir de l’Est traite des équipes championnes de la saison 73-74.

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