Amélie Gamache Un espace de 3 pieds a été conservé sur le côté des blocs de béton qui bloquent l’accès à la rampe d’accès du Parc Pierre-Payet, afin de permettre le passage des petites embarcations.

Les rampes de mise à l’eau du Parc Clémentine-De la Rousselière  et du Parc Pierre-Payet, à l’angle des rues Bellerive et Pauline-Donalda, ont récemment été fermées par l’arrondissement. L’accès en est désormais interdit aux embarcations avec remorques; seules les embarcations légères, de type canot ou kayak, y sont désormais permises.

Il n’était plus souhaitable de maintenir ces rampes ouvertes « par souci de sécurité pour les utilisateurs du parc qui doivent cohabiter avec des allées et venues de véhicules à l’intérieur du parc », selon Pascale Léger, chef de section – Conception des parcs.

La volonté de  « préserver les berges dans les deux cas et cesser de les exposer aux manœuvres des véhicules » a également été un facteur de décision, selon Mme Léger.

Certains résidents du quartier étaient de plus incommodés par des plaisanciers qui « ne respectent pas les indications de stationnement interdit au parc Pierre-Payet et dans les rues voisines en plus de rouler rapidement », ajoute Pascale Léger. Rappelons que le stationnement des véhicules avec remorque n’est pas permis dans les rues de ces secteurs.

Des blocs de ciment ont d’ailleurs été installés afin de bloquer l’accès à la rampe du Parc Pierre-Payet, suite à des plaintes de citoyens à l’effet que des navigateurs continuaient de mettre leur bateau à moteur à l’eau, malgré la présence d’un panneau en indiquant l’interdiction.

Direction la 36e avenue

Le seul site de l’arrondissement où des véhicules avec remorques peuvent mettre des bateaux à l’eau est désormais la rampe de la rue Notre-Dame Est, à l’est de la 36e avenue, conçue à cette fin, et qui offre du stationnement.

Rappelons qu’un permis annuel est nécessaire pour accéder à ce site, permis qui peut être obtenu gratuitement par tout résident montréalais aux bureaux d’Accès Montréal. Les non-résidents, incluant les citoyens de la Ville de Montréal-Est, devront de leur côté débourser 500 $ pour le même permis.

Des panneaux d’information ont été  installés aux abords des deux rampes dont l’accès a été restreint afin de rediriger les usagers vers les installations de la rue Notre-Dame.

Des réactions partagées

« J’ai acheté ma maison en partie parce qu’il y avait une rampe de mise à l’eau juste à côté, alors non, je ne suis vraiment pas content », explique Alain Chiasson, propriétaire d’une habitation sur la 86e avenue, près du Parc Pierre-Payet.  Sa voisine, Marie-Ève Dubuc, remet en question son projet d’achat de chaloupe à moteur : « Non seulement il faut aller plus loin, mais c’est toujours bondé de monde sur la 36e quand il fait beau! »

Si leur colère est partagée par plusieurs sur les réseaux sociaux, certains accusant l’arrondissement de « juste vouloir que les gens payent », d’autres au contraire se prononcent en faveur de la décision, se réjouissant de voir réduit l’afflux de gens de l’extérieur de Pointe-aux-Trembles profitant des mises à l’eau gratuite.

Des résidentes profitant du soleil sur le site de la rampe d’accès ont également affirmé apprécier le calme retrouvé, et croire que la sauvegarde des berges « justifie amplement » la décision.

 

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