Yves Provencher/Métro L'Ombudsman de Montréal, Johanne Savard

Parmi les 19 arrondissements de Montréal, celui de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RDP-PAT) se classe au 9e rang dans la liste de ceux ayant reçu le plus de plaintes en 2014, soit 26 parmi les 1409 plaintes déposées à l’échelle montréalaise.

Les plaintes les plus fréquentes à l’arrondissement concernaient des problèmes d’aqueduc/égout, d’arbres, de stationnement (vignettes), ainsi que de voirie et de travaux publics.

Parmi les 26 plaintes enregistrées, 18 ont été référées à la direction de l’arrondissement avant enquête, 1 a été refusée et il y a eu également un désistement avant enquête.

«Souvent les gens nous appellent avant de s’adresser directement à leur arrondissement, ce qui veut dire que les directeurs généraux ne sont nécessairement au courant de la situation, indique Me Johanne Savard, ombudsman de Montréal. Lorsque nous référons des dossiers, généralement ils sont réglés à l’interne et nous n’avons pas besoin de mener une enquête approfondie.»

L’ombudsman a toutefois mené cinq enquêtes approfondies à RDP-PAT. Quatre de ces enquêtes, qui concernent notamment une demande de plantation d’arbre, des longs délais pour effectuer des travaux, des travaux de pavage nécessaires, ainsi qu’une situation d’empiètement problématique.

La plainte restante a été jugée non fondée.

«Une citoyenne s’est plaint parce que selon elle, sa voisine qui nourrissait des oiseaux, occasionnait des problèmes d’accessibilité et de qualité de vie dans sa cour. Nous avons mené une enquête et avons considéré que sa plainte était non-fondée», raconte Me Savard.

Des chiffres à prendre avec un grain de sel
Me Savard qui s’est dit satisfaite de la collaboration de la part de l’arrondissement, soutient que plusieurs causes sont à l’origine des requêtes.

«Le nombre de plaintes dans un arrondissement, peut être relié à la densité de la population qui y habite, mais il n’y a pas que ça, dit-elle. L’âge du cadre bâti, la cohabitation entre les zones résidentielles, commerciales et industrielles ainsi que la population qui y réside sont aussi des facteurs importants à prendre en considération.»

Elle ajoute également que les données dévoilées dans le rapport, ne sont pas nécessairement des bonnes indicatrices du rendement des arrondissements en général.

«D’une année à l’autre, les chiffres restent sensiblement les mêmes, parce que les problématiques dans chacun des arrondissements, sont très récurrentes. Il est donc tout à fait normal qu’elles ne changent pas beaucoup à travers les années», explique Me Savard.

Qu’est-ce qu’un Ombudsman?
L’Ombudsman de Montréal vient en aide en dernier recours aux citoyens, après leurs démarches auprès des arrondissements. Selon le dénouement de ses enquêtes, il peut faire des recommandations aux arrondissements. Toutefois, il n’a aucun pouvoir exécutif.

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