Stéphanie Maunay/TC Media La directrice du CPE La Galijode n'arrive toujours pas à croire que son ancien employé est un présumé pédophile accusé de possession et production de pornographie juvénile.

Onde de choc au CPE La Galijode dans Rosemont après la découverte qu’un ancien employé responsable de l’entretien fait face à des accusations de possession et production de pornographie juvénile. La directrice générale se défend d’avoir caché l’information aux parents et assure avoir fait toutes les vérifications nécessaires.

Nathalie Gauthier, responsable du centre depuis plus de deux ans, n’arrive toujours pas à y croire. «Nous n’étions pas au courant des chefs d’accusation, soutient-elle. Je ne savais même pas qu’il avait été arrêté avant qu’il ne me le dise.»

Début février, la directrice reçoit un appel de Stéphane Saindon, son employé en charge de l’entretien ménager, qu’elle croit en arrêt maladie.

Le quinquagénaire lui apprend qu’il vient d’être remis en liberté sous caution après avoir été arrêté le 28 janvier, à Longueuil, où il réside.

Il fait face à neuf chefs d’accusation de possession, accès et production de pornographie juvénile, dont certains méfaits remonteraient à 2011.

L’homme est ensuite congédié.

«J’étais sous le choc, avoue Mme Gauthier. Ce n’était pas marqué sur son front. Aucun signe ne m’aurait laissé penser ça».

L’homme travaillait généralement de 18h à 22h, mais il lui arrivait de voir les enfants.

«Il n’était pas au contact direct et n’était jamais laissé seul avec eux. Parfois, il disait bonjour et discutait avec les parents qu’il croisait», ajoute la directrice, qui confirme que l’individu n’est pas revenu au CPE depuis son arrestation.

Procédure remise en question
La direction a informé les parents que l’homme ne faisait plus partie de ses employés, en raison de démêlés avec la justice, sans préciser la nature des accusations.

«Nous n’avions pas tous les éléments pour le dire aux parents. On a convoqué un conseil d’administration rapidement pour voir comment gérer la situation. On ne pouvait pas lancer une bombe comme ça», plaide-t-elle.

La nouvelle a commencé à se répandre sur les réseaux sociaux, ce qui a poussé l’administration a convoqué les parents des 68 enfants à une rencontre jeudi soir.

Questionnée sur un possible manque de transparence, Mme Gauthier dit avoir fait tout ce qu’il fallait. «Nous avons vérifié ses antécédents, comme le veut la loi», plaide-t-elle. Un point confirmé par le ministère de la Famille.

La vérification des antécédents de tous les employés de CPE doit être faite aux trois ans. Jeudi soir, le Ministère n’avait pas indiqué s’il comptait resserrer la procédure.

La direction du CPE réfléchit à faire appel à une entreprise pour faire le ménage la nuit afin qu’il n’y ait plus aucun risque de contact avec les enfants.

Mme Gauthier assure avoir rassuré tous les parents et affirme ne pas avoir eu de demande de retrait d’enfants.

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