TC Media/Archives Liliane Cyr lorsqu'elle a appris que les policiers n'avaient pas retrouvé le corps de sa fille, lors de fouilles à Saint-Laurent, en 2014.

La mère de Yohanna Cyr a un nouvel espoir de savoir ce qu’il est advenu de sa fille il y a 38 ans, jour pour jour. Une Américaine l’a contacté sur Facebook pour lui annoncer qu’elle pensait être l’enfant disparue à l’âge de 18 mois, possiblement noyée à Saint-Laurent.

«Elle ne voulait pas me déranger, mais plutôt contacter la police. Puis, elle m’a dit qu’elle n’était pas sure à 100%, mais qu’elle pensait être Yohanna», raconte Liliane Cyr.

Yohanna Cyr

Yohanna Cyr

Pour tenter de déterminer si c’était bel et bien le cas, l’interlocutrice a demandé si, comme elle, l’enfant portait une marque en forme de Y sur le doigt, ce qui était le cas.

La petite Yohanna a été portée disparue le 15 août 1978, dans l’arrondissement de Saint-Laurent, alors que sa mère, qui résidait rue Rochon, l’avait confiée à son conjoint américain. Celui-ci avait évoqué une noyade, mais la police s’était rapidement orientée vers un homicide ou une vente de l’enfant aux États-Unis.

Une excavation avait eu lieu en 2014 dans le stationnement du Centre des loisirs de Saint-Laurent pour retrouver le corps de Yohanna, en vain.

Fausse identité
«Elle m’a expliqué que, quand elle a voulu passer son permis de conduire à 18 ans, elle a découvert que son baptistaire était faux», relate Mme Cyr, qui discute quotidiennement avec cette dame sur la messagerie privée de Facebook depuis le 5 août.

Sur le faux certificat de naissance, l’Américaine a trois ans et demi de moins que Yohanna. «Mais elle se souvient, quand elle est rentrée à l’école, les enfants avaient tous l’air d’être plus jeunes qu’elle», rapporte la mère de Yohanna, qui a aussi constaté une ressemblance avec ses autres filles sur les photos.

Les parents, «ceux qui l’ont élevé», n’auraient pas répondu pas à ses questions à propos de sa jeune enfance. L’Américaine aurait aussi quelques bribes de mémoire inexpliquées, comme un voyage en avion.

«Elle se pose beaucoup de questions, car ses parents là-bas sont blancs, c’est la seule mulâtre dans la famille», confie Mme Cyr.

La mère de Yohanna souhaite préserver l’anonymat de sa correspondante, tant que le lien n’aura pas été prouvé.

Tests ADN
Ce n’est pas la première fois que Liliane Cyr se soumettra à un test ADN pour retrouver sa fille. Il y a 10 ans, une autre personne avait été présentée par les policiers comme étant peut-être Yohanna, mais les résultats d’ADN n’avaient pas été concluants.

«Je reste terre-à-terre tant que je n’ai pas de résultats, précise la mère. J’espère que ça ne prendra pas des années. Ça fait assez longtemps.»

Elle peut compter sur l’appui du Réseau Enfants-Retour, qui relance sans cesse des dossiers de disparitions non résolues.

«Nous sommes en contact avec Mme Cyr depuis le soir du 5 août pour voir si les informations sont légitimes, s’il y a vraiment matière à croire que cette dame pourrait en effet être Yohanna», explique la directrice générale, Pina Arcamone.

L’enquête suit son cours au sein des deux corps de police, américain et montréalais. La dame pensant être Yohanna Cyr aurait commencé les démarches auprès du poste de sa région, après avoir contacté Liliane Cyr.

Toute personne qui disposerait d’information au sujet de Yohanna Cyr peut contacter le SPVM au 514 393-1133 ou le Réseau Enfants-Retour au 1 888 692-4673, en toute confidentialité. La famille administre la page Facebook Retrouver Yohanna cyr.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!