Colin Côté-Paulette / TC Media Le maire Alan DeSousa ainsi que Braulio Ferreira de Souza Dias de l'ONU, visitent la bibliothèque du Boisé, première à être certifiée LEED platine au Canada.

Lire un livre c’est bien. Mais se rendre à la Bibliothèque du Boisé, la première certifiée LEED platine au Canada, c’est mieux et même excellent pour la santé, selon le cardiologue François Reeves.

L’auteur du livre Planète Cœur, qualifie la bibliothèque de «nec plus ultra» des édifices écologiques, puisqu’en diminuant ses émissions de gaz à effet de serre (son empreinte carbone équivaut à zéro), la bibliothèque permet par le fait même d’éliminer plusieurs polluants toxiques présents dans l’air.

«Si tous les bâtiments du Canada devenaient LEED platine, les maladies environnementales qui sont présentes dans notre milieu diminueraient énormément. Cette bibliothèque en est un magnifique exemple», indique le Dr Reeves.

Il semble que ce soit un endroit où il fait bon se retrouver. Lors du passage de TC Media, la bibliothèque était bondée. À l’heure du dîner, presque chaque fauteuil de lecture aligné à la grande baie vitrée donnant sur la verdure du parc Marcel-Laurin était occupé. Examens de fin d’année obligent, les salles d’études étaient aussi toutes prises par des jeunes.

D’ailleurs, la Bibliothèque du Boisé a été la plus visitée du réseau de Montréal en 2014, avec ses 430 000 visiteurs. Environ 1900 prêts de documents y sont faits quotidiennement.

Conformité élevée
Le projet de la bibliothèque, qui a bénéficié d’une enveloppe de 26,4 M$, a obtenu 52 crédits sur 70 possibles dans les critères d’évaluation du standard Leadership in Energy and Environmental Design.

Le système de géothermie assurant le chauffage et la climatisation du bâtiment, avec ses 42 puits, permet de réduire la consommation d’énergie de l’édifice de 63%, par rapport au Code modèle national de l’énergie pour les bâtiments.

La bibliothèque consomme aussi 40% moins d’eau grâce à ses appareils sanitaires à faible débit et à son «xéropaysagisme», un aménagement paysager utilisant des végétaux nécessitant peu d’eau.

Fierté
Braulio Ferreira de Souza Dias, le secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique, qui relève de l’ONU, a pris la peine de se déplacer jeudi, lors du dévoilement de la certification. «Nous voulons nous engager davantage auprès des communautés locales. Depuis 2006, nous nous investissons dans les villes qui font la promotion de la biodiversité, comme celle-ci.»

Il a visité la bibliothèque en compagnie du maire de l’arrondissement Saint-Laurent, Alan DeSousa. Ce dernier n’était pas peu fier, et a réitéré son attachement envers le projet. «On veut créer des environnements dans lesquels nos citoyens peuvent être en santé. Tout notre programme est donc axé sur le développement durable. On a l’espoir d’inspirer et d’influencer les autres arrondissements.»

Le Conseil du bâtiment durable du Québec a lui aussi donné son appui à la bibliothèque. «Cette approche [LEED], c’est un gage de responsabilité envers les générations futures. Plus de dix milliards de pieds carrés ont été certifiés LEED à ce jour et 1,7 million de pieds carrés sont certifiés quotidiennement», a déclaré le directeur général de la section du Québec du Conseil, Robert Ladouceur

Certification
Trois bâtiments sont présentement certifiés LEED platine au Québec. La Maison du développement durable au centre de Montréal, l’usine d’EBI de biométhanisation dans Lanaudière, et tout dernièrement, la Bibliothèque du Boisé.

Selon Paul Lanoie, professeur au HEC Montréal et expert en développement durable, la certification LEED s’avère rentable à long terme. «Le surcoût initial est d’environ 7% pour la mention LEED platine. En cinq ou sept ans, vous faites vos frais.»

Selon l’étude réalisée par M. Lanoie en 2012, les édifices certifiés LEED augmenteraient leur valeur en ayant des loyers plus élevés et en consommant moins d’énergie que les bâtiments normaux.

 

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