Archives TC Media Plus de 1400 aînés ont été rencontrés par le SPVM en 2016, dont plus de 400 pour des cas de maltraitance.

Au cours de la dernière année, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a traité près de 430 cas de situations de maltraitance envers des aînés, ce qui ne serait que la pointe de l’iceberg.

Selon les données, le nombre de fraudes et de crimes contre la personne commis envers des aînés de 65 ans et plus a augmenté à Montréal, en 2016.

Le nombre de fraudes est passé de 703, en 2015, à 857, en 2016, et celui des crimes contre la personne de 642, en 2015, à 768, en 2016.

Cette hausse ne s’expliquerait pas seulement par une augmentation des délits, souligne le SPVM.

«Le fait d’avoir formé et outillé les policiers et les enquêteurs pour qu’ils détectent, rapportent et préviennent les situations de maltraitance envers les aînés pourrait avoir contribué à cette augmentation», mentionne-t-il par voie de communiqué.

IPAM
L’IPAM (Intervention policière auprès des aînés maltraités) offre un soutien aux aînés victimes de maltraitance en tissant un filet de sécurité plus serré autour des personnes âgées.

«Nous leur offrons un service plus en harmonie avec leurs besoins», peut-on lire dans le communiqué du SPVM.

Du 1er janvier au 31 décembre 2016, le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) de Montréal a vu le nombre estimé de personnes âgées de 60 ans et plus desservies par ses divers services augmenter de 332 personnes. Cela équivaut à un bond de près de 35% comparativement à la même période, l’année précédente.

Le déploiement d’IPAM ne serait pas étranger à cette augmentation, estime le SPVM.

Dans le cadre de ce modèle, l’ensemble des policiers et enquêteurs du SPVM traite tous les cas de maltraitance envers des aînés, qu’ils soient de nature criminelle ou non. Ils rédigent un rapport d’incident même si le plaignant ne désire pas porter plainte. Toutefois, le service a été instauré en mai 2016, ce faisant les données ne couvrent pas une période de 12 mois, mais bien sept mois, fait valoir le SPVM par voie de communiqué.

«Le fait que les policiers du SPVM rédigent un rapport d’incident même si le plaignant ne désire pas porter plainte permet d’aider des personnes qui n’auraient probablement pas bénéficié du soutien d’un intervenant du CAVAC de Montréal autrement», affirme-t-il.

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