Sonia Boujamaa/TC Media Les membres des groupes populaires en alphabétisation se sont rendus le 24 février au bureau montréalais de la ministre de l'Économie, Dominique Anglade afin de déposer leurs messages.

À l’approche du dépôt du budget provincial prévu pour le 31 mars, les groupes populaires en alphabétisation sont inquiets pour leur survie et réclament des mesures concrètes pour augmenter leurs ressources.

«Nous avons décidé de ne pas être devant le fait accompli et de nous battre pour notre survie. Notre légitimité ne doit pas être remise en cause», fustige l’animatrice en alphabétisation populaire du Centre d’éducation aux adultes de la Petite-Bourgogne (CEDA), Nathalie Germain.

En janvier dernier, l’ancien ministre de l’Éducation, François Blais a évoqué une révision de la stratégie gouvernementale en matière de lutte contre l’analphabétisme. Il a notamment mis l’accent sur une redistribution des fonds publics.

«Nous avons un manque à gagner, une redistribution des enveloppes pourrait nuire aux organismes qui desservent des populations particulières. Au-delà de maintenir des acquis, nous devons faire des gains» souligne la responsable au développement du Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ), Caroline Meunier.

Au quotidien, les personnes analphabètes doivent déchiffrer des informations. Que ce soit pour prendre les transports en commun ou pour se faire soigner, elles sont souvent confrontées à des écrits qu’elles ne comprennent pas.

«Lorsqu’une personne va aux urgences, elle doit remplir un formulaire pour décrire ses symptômes et pour un analphabète c’est impossible de se faire comprendre» affirme Caroline Meunier. Les organismes réclament ainsi une multiplication des pictogrammes au sein des lieux publics et privés.

Le ministère de l’Éducation estime que 19% de la population québécoise âgée entre 16 à 65 ans est analphabète et 34,3% éprouvent de grandes difficultés à comprendre et à analyser un texte écrit.

Les adultes qui ont des lacunes pour lire et écrire vivent souvent dans des conditions économiques ardues. Ils ont plus de difficultés à obtenir un emploi et à le conserver.

Lorsqu’ils en ont un, leur revenu est en moyenne plus faible que les autres.

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