Hugo Lorini-TC Media Les travailleurs ont mis au jour d'autres vestiges du Village des Tanneries tout juste au nord de la rue Saint-Jacques, un peu à l'ouest de la rue de Courcelle.

Le chantier Turcot n’a pas fini de livrer ses secrets. Le ministère des Transports a découvert, le 4 mai, d’autres vestiges du Village des Tanneries à l’origine du quartier Saint-Henri.

Le site d’une superficie d’environ 120 mètres carrés est situé tout juste au nord de la rue Saint-Jacques, un peu à l’ouest de la rue de Courcelle, là où passera la future route 136.

Les travailleurs ont mis au jour cinq bassins de forme rectangulaire et une cuve circulaire lors des travaux d’excavation. «Ces bassins en bois servaient au traitement des peaux», explique Frank Rochefort, archéologue au ministère des Transports du Québec (MTQ). Les ouvriers ont également découvert les fondations d’un bâtiment et des fragments d’outils.

M. Rochefort n’est pas en mesure pour le moment de dire à quelle date remontent les vestiges de cet atelier de tannerie où l’on pratiquait les métiers du cuir. Ceux découverts il y a un an à l’angle de Saint-Rémi et Saint-Jacques dataient des 18e et 19e siècles.

Le MTQ attend cette semaine le permis du ministère de la Culture pour procéder aux fouilles à la suite de cette nouvelle découverte. Elles devraient durer deux ou trois semaines.

Les fouilles ne devraient pas retarder le chantier. «Cela n’aura pas d’impacts sur les travaux que l’on effectue présentement», assure Sarah Bensadoun, porte-parole du MTQ.

Destruction des vestiges
Le sort qui attend ces vestiges est le même que celui réservé à ceux découverts l’an dernier. «Ça va être détruit», confirme Frank Rochefort.

Mais avant, dans le but d’en conserver tous les détails, le site archéologique sera numérisé en 3D. Cela permettra de reconstituer une copie virtuelle conforme au réel.

Les vestiges de l’ancien village mis au jour à l’ouest du croisement de Saint-Jacques et Saint-Rémi ont été rasés l’automne dernier pour permettre la construction d’un collecteur d’eaux usées dans le cadre du projet Turcot.

Tous les artefacts découverts sur le site seront conservés. Rappelons qu’un comité formé de représentants du MTQ, du ministère de la Culture et de la Ville de Montréal a été mis sur pied pour développer un projet de mise en valeur des objets récupérés. «Nous espérons qu’ils serviront à la création d’un musée dans Saint-Henri», indique le président de la Société historique de Saint-Henri, Guy Giasson.

Les fouilles menées l’an dernier ont permis de déterrer 150 caisses d’artefacts.

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