Gracieuseté/Julien Rocher Les deux mamans ont fièrement représenté Verdun pendant le rallye Roses des Andes, venant en aide à plusieurs autres équipes qui s'étaient embourbées ou avaient eu une crevaison.

C’est toute une aventure qu’ont vécue Renée Lavoie et Claire Desrochers.  Le rallye Roses des Andes est un défi dont elles ressortent fières et plus sûres d’elles-mêmes en repoussant leurs limites.  Le duo a parcouru plus de 4000 km en une semaine dans les déserts d’Argentine.

«À chaque fois qu’on me demande comment c’était, je suis sans mot. Mes pensées se bousculent tellement il y en aurait beaucoup à dire», explique Mme Lavoie, infirmière de profession. Elle ajoute toutefois que les paysages de la cordillère des Andes étaient à couper le souffle.

Il aurait difficilement pu en être autrement. Le trajet à travers la chaîne de montagnes se déroulait en entier entre 1500 et 4900 mètres d’altitude. À l’horizon, les pics blanchis par la neige et, devant, le sable beige du désert.

Éviter le danger
Dès le premier jour, les deux mères de famille ont décidé qu’elles ne courraient pas pour la première place, mais bien pour se rendre jusqu’au bout, simplement. Les raccourcis risqués, les possibilités de rester embourbés ou d’avoir une crevaison en les empruntant n’étaient pas pour elles.

Tout de même, sur une route sinueuse, à flanc de montagne, à peine plus large que leur camionnette, elles ont eu la peur de leur vie.

«C’est arrivé quelques fois pendant le rallye. On a rentré les miroirs, croisé les doigts et prié pour que ça passe. Je me sentais vraiment toute petite», raconte Mme Levasseur.

Ces moments stressants ont fini de les convaincre de ne pas se mettre en danger davantage.

«On était comme pépère et mémère en pick-up, et c’était bien correct comme ça. Après tout, nos enfants nous attendaient à la maison», ajoute-t-elle.

Les amies ont terminé en 43e position sur 55 équipes et sont tout à fait satisfaites de leur performance.

Épuisées mais heureuses
Le rythme du rallye n’avait absolument rien de reposant. Seulement pour s’y rendre, il a fallu aux coéquipières 24 heures, passées dans quatre avions et deux autobus.

Pendant les six jours du trajet, elles se levaient à 6h pour déjeuner le plus rapidement possible et être prêtes à partir à 7h30. La journée se poursuivait avec 14 heures de route, les repas étant souvent pris sans s’arrêter.

Arrivées au camp, après la vérification mécanique, elles pouvaient enfin se doucher et dormir un peu. «On a réalisé que, si on ne voulait pas faire la course, il fallait quand même accélérer le rythme pour battre le soleil et tenter d’arriver avant qu’il soit couché. Ce qui impliquait surtout de prendre des décisions plus rapidement pour s’orienter», précise Mme Lavoie.

Presqu’au terme de leur périple, les Verdunoises ont pu visiter un orphelinat qui recevrait une laveuse et des matelas grâce aux dons qu’elles avaient recueillis avec les autres Roses pour participer au rallye, un moment qui les a particulièrement touchées.

«En rencontrant la dame qui lavait les vêtements des enfants à la main, en voyant le dortoir qui contenait environ 80 petits lits superposés et le plancher sur le point de défoncer, on a constaté ce que ça signifiait pour eux. Avec leurs sourires, j’ai tout de suite pensé à mes enfants et réalisé à quel point ils me manquaient», raconte Mme Lavoie.

En plus de souvenirs mémorables, des efforts déployés pour la campagne de financement à laquelle plusieurs commerces verdunois ont participé jusqu’à la course elle-même, le duo revient surtout avec un grand sentiment d’accomplissement d’avoir mené ce projet à terme.

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