Denis Germain/TC Media L'Auditorium, avec ses 3000 sièges, permettra à de nombreux Montréalais de suivre leur équipe féminine.

L’Auditorium de Verdun sera la prochaine résidence des Canadiennes de Montréal. L’équipe de hockey féminin a signé une entente avec l’arrondissement pour faire de l’aréna son centre d’entraînement officiel dès que les rénovations de celui-ci seront complétées, soit pour la saison 2019-2020.

L’entente de principe prévoit le maintien des heures de glace réservées aux associations sportives locales et un coût des billets abordable pour les matchs, afin de permettre aux familles d’y assister.

Après avoir été le lieu d’entraînement des Canadiens et avoir accueilli des équipes de hockey junior majeur, l’aréna verdunois accueillera donc de nouveau des équipes de très haut niveau, celles de la Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF).

Championnes de quatre coupes Clarkson en 2009, 2011, 2012 et 2017, l’équipe est reconnue pour sa formation exceptionnelle, formée d’olympiennes comme Marie-Philip Poulin et Charline Labonté et d’espoirs de la relève.

S’impliquer dans la communauté
«Je suis surtout très content de l’impact que leur arrivée va avoir sur les jeunes de l’arrondissement, garçons et filles», souligne le maire de Verdun, Jean-François Parentau.

Ce rôle est d’ailleurs déjà entamé. Lors de l’annonce de l’entente de principe, trois des joueuses ont participé à une partie de hockey-balle avec des jeunes filles de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, très impressionnées.

«C’est mes idoles, alors je suis vraiment super contente. C’est pas tout le monde qui a une chance comme ça dans sa vie», fait valoir Catherine Richer, dix ans.

Ses amies et elle suivront de très près l’équipe et assurent qu’elles viendront assister à plusieurs matchs.

Selon la commissaire de la LCHF, Brenda Andress, cette implication et cet intérêt de la communauté verdunoise ont été un des arguments qui ont pesé dans la balance dans le choix de la future résidence des Canadiennes.

«On cherchait à trouver ce qui définit notre ligue: le sentiment de communauté. Verdun en était une illustration parfaite, avec son artère commerciale, ses gens qui se saluent et se connaissent les uns les autres», soutient-elle.

Aréna professionnel
Les Canadiennes jouaient jusqu’ici à l’aréna Étienne-Desmarteaux, dans l’arrondissement Rosemont-Petite-Patrie. Plus difficile d’accès et moins agréable avec ses gradins situés d’un seul côté de la glace, celui-ci ne convenait plus.

«Quand les équipes étrangères arrivaient pour leurs matchs, le chauffeur d’autobus devait faire descendre les joueuses devant la porte puis aller se trouver un stationnement. Parfois, il se rendait jusqu’à un centre d’achats et les joueuses l’appelaient pour qu’il revienne. Ça ne faisait pas très sérieux», commente le responsable des services aux joueuses des Canadiennes, Jean-François Drolet.

Le fait d’avoir maintenant accès à un aréna de calibre professionnel est une étape importante pour l’équipe et pour la reconnaissance du sport d’élite féminin, croit la directrice générale des Canadiennes, Meg Hewings. «Les joueuses méritaient vraiment ça», affirme-t-elle.

En attendant la fin des travaux de l’Auditorium, elles s’établissent au complexe Claude-Robillard, dans Ahuntsic-Cartierville.

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